Fiches individuelles


MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Henriette Josèphe Célina
Naissance : 1 septembre 1816
(Source : Fichier Geneanet d'André Decloitre).
Décès : 7 octobre 1841
(Source : Fichier Geneanet d'André Decloitre).

Père : MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Honoré Benjamin ( 1780 - 1846 )
Mère : SAIGNARD de SAINT-PAL (de ) Anne Henriette ( 1777 - 1860 )

MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Henriette Josèphe Célina
MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Honoré Benjamin
 
 
SAIGNARD de SAINT-PAL (de ) Anne Henriette
SAIGNARD de SAINT-PAL (de ) Joseph Claude Léon
RORTHAYS (de ) Marie Louise Françoise




MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Honoré Benjamin
Prorpiétaire

Baptême : 5 juin 1780 à La Chapelle-Hermier 85 ( Source )
Né la veille.
Décès : 5 octobre 1846 à Le Tablier 85
(Source : http://famillesdevendee.fr).

Union : SAIGNARD de SAINT-PAL (de ) Anne Henriette ( 1777 - 1860 )
Contrat de mariage : 3 jour comp. an IX Maître MARTINEAU, notaire à Nesmy en Bas-Poitou
(Source : http://jplogeais.blogspot.fr/2010/01/famille-de-saignard-de-saint-pal.html).
Mariage : 5 jour comp. an IX à Saint-Florent-des-Bois 85
(Source : http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2015/02/02/31451184.html).
Enfants : MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Marie Anne Honorée Charlotte ( an XI - 1870 )
MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Marie Anne Caroline ( an XI - ? )
MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Bénin Yves Joseph ( 1812 - 1812 )
MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Augustine Adélaïde ( 1816 - 1864 )
MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Henriette Josèphe Célina ( 1816 - 1841 )
MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Azalie Henriette Victoire ( 1818 - 1826 )
MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Benjamin Victor Désiré ( ? - ? )
Note familiale : Ce couple eut 7 enfants, dont un seul garçon (Source : http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2015/02/02/31451184.html).
Note individuelle : Fils de Jean Baptiste Henry Auguste MORISSON de LA NAULIÈRE, et de Rose Dorothée Jacquette LE ROUX de LA ROUTIÈRE.

Le berceau de la famille est la NAULIÈRE ou NOLLIÈRE, ancienne maison noble qui s'élevait sur la commune de La Chapelle-Hermier (Vendée), (maison noble démolie en 1893), non loin de celle des MORISSON de La BASSETIÈRE, autre branche bien vivante, depuis longtemps fixée sur la commune voisine de St-Julien-des-Landes. Ces familles comptent parmi les plus anciennes de Vendée, comme pourront s'en assurer les lecteurs en consultant l'ouvrage fondamental qu'est Les fiefs vendéens de Y. Chassin du Guerny.
Sans remonter jusqu'aux origines de la famille, était né à la Naulière, le 24 janvier 1745, Jean-Augustin-Marie MORISSON. Marié deux fois : en 1769 à Rocheservière, à Gabrielle-Suzanne de GOULAINE, puis aux Clouseaux, en 1773, avec Rose-Dorothée LEROUX de La ROUTIÈRE.
Il en a quatre fils :
1) Pierre-Henry, né le 23 mars 1775 à la Chapelle-Hermier.
2) Charles-Honoré, né le 6 juin 1776, seigneur de la Naulière, épouse à Chaillé le 10 pluviôse an XI Marie Espinasseau de la Jolivetière. Il vit à La Merlerie et meurt sans postérité le 29 novembre 1828. (Tuteur de Victor et d'Honoré-Benjamin, il en reçoit quitus le 7 novembre 1806 à la Merlerie, commune de Chaillé-les-Ormeaux - Vendée)
3) Marie-Joseph-Victor, né le 3 janvier 1799 à la Chapelle-Hermier. Percepteur à Mareuil (Vendée), il meurt le 31 décembre 1853 à La Roche-sur-Yon. Il est le père de Marie-Victor-Prosper Morisson que nous avons trouvé procureur impérial à Wassy. Il est probable que ce dernier avait usé de sa fonction pour obtenir le poste de percepteur à son cousin dans sa circonscription.
4) Honoré-Benjamin, né le 4 juin 1780 à la Chapelle-Hermier. Il épouse le 5e jour complémentaire an IX à Saint-Florent-des-Bois (Vendée), Anne-Henriette SAIGNARD de ST-PAL, fille du chef vendéen de l'armée du centre, célèbre par les contestations que son action militaire à jadis soulevées.
SAIGNARD de ST-PAL et son épouse Marie-Louise Françoise de RORTHAIS se retirent à l'Inaudière (Commune de St-Florent) après la révolution et y meurent, lui en 1809 et elle en 1820. Sa fille, épouse d'Honoré Benjamin de MORISSON de LA NOLLIÈRE, y eut sept enfants dont un seul garçon. Désiré-Benjamin-Victor, le futur percepteur de Chevillon, qui devait y emporter puis y abandonner les papiers de famille.
Vivant près de ses beaux-parents, Honoré-Benjamin eut tout loisir de méditer sur l'action militaire de SAIGNARD de ST-PAL. On peut imaginer qu'il fut poussé par ce dernier à intervenir, comme nous allons le voir, quand la Royauté fut mise en péril lors des Cent-Jours.
LES SOUVENIRS DE L'ORGANISATION DE L'ARMÉE ROYALE VENDÉENNE (1814-1815) :
Ce n'est pas le hasard qui a amené à enliasser, pour en former un tout, les diverses pièces que le Chevalier Honoré-Benjamin de MORISSON avait jugé représentatives de son action pendant cette période et dont la dernière semble avoir marqué un certain désenchantement.
La première en date de ces pièces est une adresse au Roi, fruit d'une réunion de notables vendéens tenue à La Roche-sur-Yon le 25 avril 1814. Comme ce document semble être la seule attestation connue de cette réunion, nous le reproduisons intégralement, encore que de nombreux noms nous semblent avoir été altérés :
Adresse qui a été présentée à notre Roy par les députés de ce département de la Vendée de l'assemblée qui a eu lieu à Bourbon le 25 avril 1814.
SIRE,
Nous sommes Vendéens. Le nom répond de nos sentiments. Votre Majesté n'a cessé de régner sur nos cœurs. Nous avons combattu pour la Religion et la Monarchie. Qu'elle daigne porter ses regards sur le passé, il est pour votre Majesté la garantie de l'avenir. Nous ne nous prévalons point du dévouement que d'illustres malheurs ont rendu célèbres. Si le sort des armes a trahi notre courage, il n'a pu ébranler notre constance religieuse et guerrière. Votre Bon Peuple Vendéen voit enfin ses vœux les plus ardents couronnés par un succès que de nouveaux efforts allaient hâter. Il s'unit de cœur et d'amour à tous les bons Français pour renouveler à votre Majesté et à son auguste famille le serment inviolable de sa fidélité.
Il semble qu'on puisse voir une suite logique de ce document dans la réunion qui s'est tenue au début de mai chez le général de SAPINAUD pour décider la mobilisation d'une nouvelle armée vendéenne.
Honoré-Benjamin de MORISSON recevait, le 3 septembre 1814, l'avis qu'il était nommé garde du roi et qu'il était autorisé à porter la décoration du Lys pour sa fidélité et son dévouement à la personne du souverain. Le document est signé par le ministre secrétaire d'État, le Comte DUPONT et par le maréchal de camp, Baron d'HARVESSE, secrétaire général du ministère.
Un troisième document de la liasse est une lettre écrite à La Proutière, le 30 juillet 1815, signée par Charles de LÉZARDIÈRE :
De par le Roi, nous, chef de la division St-Vincent, 3e corps de l'Armée royale, nommons, M. Benjamin MORISSON commandant de la paroisse de St-Florent-des-Bois. Il recevra nos ordres relatifs au service du Roi et les communiquera, si besoin est, aux habitants de St-Florent qui devront lui obéir
Toujours écrite à La Proutière, en date du 12 août 1815, arrive à "Benjamin MORISSON, pour le Roi, paroisse de St-Florent, à l'Inaudière", une longue missive de Charles de LÉZARDIÈRE, qui se présente comme une liste d'instructions permanentes. Le mauvais état de conservation de ce document n'a pas permis l'identification d'un des lieux cités au début, sans en diminuer l'intérêt que révèle le texte ci-après :
J'ai l'honneur de vous aviser, Monsieur, que j'ai établi deux postes ... l'autre à Talmont. Je vous demanderai quelques hommes pour un de ces postes et je vous indiquerai le jour et l'heure où ils devront aviser et celui où ils partiront. Je ne fixerai pas, Monsieur, la classe dans laquelle ces hommes doivent être pris. C'est à vous de les désigner, ils devront vous obéir. Souvent un homme marié manque moins qu'un garçon aux travaux pressans du moment. Je désire que vous ne me donniez que des honnêtes gens, des royalistes. Mon intention, ni assurément la vôtre n'étant pas de laisser servir le Roi par ses ennemis. Je n'ai pas besoin de vous faire observer, Monsieur, que les mêmes hommes ne doivent revenir de garde qu'après que chacun y a passé à son tour. Il est fort intéressant que vous formiez une liste des habitants de votre paroisse propres à ce service et que vous notiés à chaque fois ceux qui ont été de détachement. Je vous engage à observer cette liste de près avec M. le Maire qui a des états de population qui vous seront utiles. Quant aux chevaux lorsqu'il en sera requis, ils devront être conduits aux postes en même temps que les hommes. Ils seront rendus au bout de huit jours : assurés les propriétaires que ces chevaux seront bien nourris, pansés, montés par des hommes sûrs et choisis, qu'ils ne feront point de courses forcées et que je veillerai à ce qu'ils soient rendus en bon état ainsi que leurs équipages.
Mais choisissez-moi, je vous prie, des chevaux sûrs et capables de faire ce court service.
J'espère, M. le Commandant, que les habitants de votre paroisse se prêteront de bonne grâce à un service qui, pour une petite charge qu'il impose à chacun, est pour tous d'un grand avantage. S'il se trouvait des hommes qui se refusassent à votre démarche, remplacez-les par d'autres pour le moment pour ne pas interrompre le service : mais envoyés les noms pour que je les remette dans le devoir. Les cavaliers gendarmes ou en faisant service vont être établis. Ils se présenteront souvent devant vous pour savoir s'il y a quelque désordre. Si vous en connaissez, que des complots fussent tramés, des insultes faites, des crimes commis, vous pouvés les requérir d'arrêter les coupables. Si le cas n'est pas pressant, vous vous bornerés à nous en donner avis. Si au contraire le mal exigeait une prompte répression, votre qualité de chef de la paroisse vous donne le droit de sommer les habitants de vous prêter main-forte. Il faut pour cela, Monsieur, beaucoup de prudence et de circonspection mais assez grande fermeté.
Les cavaliers seront porteurs d'un livret sur lequel vous inscrirés à chaque fois le jour et l'heure précise de leur visite. Vous me ferés savoir sur-le-champ par un expres s'ils commettaient quelque désordre. Veillés à ce qu'ils ne s'enivrent point. C'est de grande importance.
Songez, Monsieur, que la police de la division repose essentiellement sur ces hommes et qu'il importe en conséquence qu'ils soient très surveillés. Dans le cas où vous les requerrerés de quelque corvée qui prolongerait leur absence du poste, vous l'établieriés sur le livret.
Cette lettre renfermant l'essentiel de vos instructions, je vous prie, Monsieur, de les conserver pour y recourir à l'occasion.
J'ai l'honneur de vous assurer de ma considération.
Charles de Lézardière, chef de la division St-Vincent.
Votre paroisse devra me fournir, Monsieur, sept hommes pour le poste de Moutiers le dimanche 20 à 8 heures ; ils seront relevés le dimanche suivant 27 aoust.
Cette lettre montre un souci visible de se concilier une population que les exactions commises sous la Révolution avaient dû sensibiliser à tout ce qui était militaire.
Charles de LÉZARDIÈRE avait de brillants états de service : Chevalier de Saint-Louis, Charles-Eutrope-Athanase-Benjamin Robert, vicomte de Lézardière avait fait la guerre de Vendée comme capitaine de chasseurs dans l'armée de CHARETTE. Par la suite, les lettres reçues par Honoré-Benjamin MORISSON ne sont plus que des ordres visant à organiser le quadrillage de la région.
Le 24 août 1815, sous l'intitulé "Armée royale vendéenne. Division du Champ-St-Père" l'ordre suivant lui est donné :
M. Morisson, commandant les paroisses de St-Florent, Chaillé et Le Tablier est invité à donner dans le plus bref délai les listes des personnes propres à faire le service du roi depuis quarante ans jusqu'à dix-huit. Je vous invite, Monsieur, à m'apporter ces listes dimanche matin au plus tard. J'ai l'honneur d'être, Monsieur, votre très humble et obéissant serviteur. Le commandant de la division : David A. des Barraudières.
Louis-Alexandre-David Robin des BARRAUDIÈRES, né à Chaix (Vendée) le 11 janvier 1775, combat pendant la Révolution dans les rangs de l'armée vendéenne. Chevalier de St-Louis, il est chef de division dans l'armée royale. Il se retrouvera juge de paix et maire de Champ-St-Père où il meurt en 1825.
Le 4 septembre 1815, Benjamin MORISSON reçoit un avis destiné visiblement à aider son action auprès des maires :
Armée vendéenne royale. Division du Champ-St-Père.
Messieurs les maires de St-Florent, Le Tablier et Chaillé voudront bien, à la réquisition de M. Morisson commandant des susdites communes m'envoyer au Champ-St-Père le nombre d'hommes qu'il leur désignera pour faire le service à nos différents postes. Faute par eux de ne pas obéir aux ordres qu'il leur donnera, ils seront condamnés à une amende qui sera proportionnée à leur fortune.
Délivré au Champ-St-Père, David A. des Baraudières.
Le 1er octobre 1815, ces besoins sont précisés par une nouvelle missive :
Armée catholique et royale de Vendée. Division du Champ-St-Père. Service du Roi, très pressée.
Monsieur, je vous prie de m'envoyer demain matin, le plus à bonne heure possible :
1° de la commune de St-Florent, douze hommes,
2° de Chaillé, six,
3° du Tablier, six.
Ayez la complaisance de choisir des hommes capables de faire le service qui soient armés autant que possible. Je serais très flatté que vous puissiez les conduire vous même. J'ai l'honneur d'être, Monsieur, votre très humble serviteur.
Le commandant de la division du Champ-St-Père : David A. des Barraudières.
Ce même commandant établissait le 11 octobre 1815 un mot excusant le Chevalier de MORISSON d'un retard imputable au service :
Monsieur Morisson, commandant des paroisses de St-Florent, le Tablier et Chaillé-sous-les-Ormeaux a été retardé à Bourbon-Vendée pour le service du Roi et non pour ses affaires particulières. Bourbon-Vendée, le 11 octobre 1815, David des Barraudières, chef de division.
C'est en 1816, adressée au "Chevalier B. MORISSON, commandant le poste de St-Florent" qu'est adressée cette curieuse lettre :
Mon cher compagnon d'armes,
D'après l'entrevue que j'eus à Luçon avec vous, je ne comptais plus sur le poste de St-Florent. J'éprouve votre zèle pour les services du Roi et j'en ferai mon rapport à Monsieur le Commandant de l'arrondissement. J'irai demain à St-Florent où j'aurai l'honneur de vous voir. J'ai l'honneur d'être, Monsieur, votre humble et obéissant serviteur. David A. des Barraudières, chef de légion. La Brocheterie, le 6 février 1816.
Une telle lettre laisse penser que les recrues de St-Florent avaient peut-être passé par un moment de découragement.
Le 26 mai 1816, une nouvelle lettre de David des BARRAUDIÈRES est adressée à M. MORISSON, en sa terre de l'Inaudière, commune de St-Florent :
Monsieur, vous voudrez bien commander 35 hommes de votre légion, sçavoir dix pour St-Florent, quinze pour le port de la Claye et dix pour Avrillé. Vous voudrez bien vous entendre avec messieurs les maires de ces différents endroits pour la subsistance de ces trois postes.
Le commandant de l'arrondissement des Sables, le Chevalier de Maynard (Le "Chevalier de Maynard" serait Charles, fils de Christophe Maynard, seigneur de La Claye - Vendée). Pour copie conforme, le chef de la légion des Mouthiers : David A. des Barraudières.
Lettre à laquelle s'ajoutait :
Les Mouthiers le 29 mai 1816, Monsieur, vous voudrez bien commander dix hommes que vous placerez à St-Florent. Vous vous entendrez avec M. le Brigadier de Gendarmerie pour le service et les maires pour le contingent des hommes et leur subsistance. J'ai l'honneur d'être, Monsieur, votre très humble et obéissant serviteur. David A. des Barraudières.
Le fait même que la lettre initiale ait été retardée de trois jours montre que tous ces mouvements de troupe n'avaient plus grande urgence.
Dernière pièce de la liasse :
Monsieur, vous êtes prévenu qu'il reste en caisse 76 S mais que 62 individus n'ayant pas payé la rétribution de 4 S et dont vous êtes du nombre, il est impossible de satisfaire au désir de la majeure partie, qui désiroient offrir ce reliquat pour l'érection de la statue d'Henry IV. Si ce parti vous convient, veuillez faire payer vos 4 S le plus promptement possible entre les mains de M. Cadoret de Beaupréau à Luçon.
Signé, Le Chevalier de Sorain, Le Chevalier de Chantreau (Le "Chevalier de SORIN serait François, notaire et fermier à St-Cyr-la-Lande (Vendée) et le chevalier de CHANTREAU, Louis-Marie, sous-lieutenant au régiment de Hainaut puis adjudant major au même régiment. Chef d'arrondissement de l'armée de Lescure. Conduite extrêmement brillante sous la Révolution. Revenu en Vendée, reprend les armes avec CHARETTE et SAPINAUD, Chevalier de Saint-Louis en novembre 1814. Capitaine des gardes d'honneur du Duc d'Angoulême la même année, assiste au conseil qui se tint chez le général de SAPINAUD où fut résolu le soulèvement de la Vendée en 1816.).
Bien qu'il ne soit pas formellement adressé au Chevalier de MORISSON, ce rappel plutôt sec ne doit-il pas la faveur d'accompagner les lettres de la période héroïques, à l'humour du Chevalier ? N'éprouvait-il pas un certain désenchantement au moment où maint esprit clairvoyant dénotait l'ingratitude de Louis XVIII à l'égard des Vendéens ?
Ce qui se dégage de cette correspondance c'est l'heureuse utilisation des personnalités locales pour l'organisation de postes de garde dans une région qu'elles connaissaient parfaitement. Connaissance non seulement du terrain mais plus encore des hommes.
C'est la volonté de rompre avec l'improvisation et le désordre qui furent si funestes aux armées vendéennes de la Révolution et de ménager les impératifs de la vie quotidienne des populations.
LES VIEUX JOURS DU GENTILHOMME CAMPAGNARD A L'INAUDIÈRE DE SAINT-FLORENT-DES-BOIS :
Envahie par les ronces et les broussailles, la maison noble de l'Inaudière, qui avait conservé ses douves, a été récemment (1972) restaurée avec bonheur par son actuel propriétaire, M. le baron de DOMMECY.
On peut y imaginer sans peine ce qu'y fut la vie du Chevalier de MORISSON, égayée parfois par la visite de quelque voisin, mais surtout consacrée à faire valoir ses terres. Seules deux lettres ont été conservées : dans la première, datée du 17 février 1836, son fils Désiré vante les charmes de sa future femme, Marie-Jeanne VERRIÈRE.
Bon Père, c'est à dix jours de date de ta dernière que, mettant un terme à ma paresse, je viens enfin y répondre et te remercier du témoignage d'amitié que tu prodigues en me faisant part des sentiments qui t'animent à l'égard de mon amie que tu n'as encore l'avantage de connaître que par ce que t'en a dit ma mère ce qui est bien peu de chose en raison de ce qu'elle est réellement pour moi, qui ai le bonheur de vivre avec elle.
Je désire bien ardemment, bon père, que le beau tems arrive bientôt pour que je puisse te la présenter et tu te convaincras alors du bon choix que j'ai fait en prenant pour épouse une femme aussi aimante qu'elle est bonne. Quant à moi, je ne saurais trop m'en louer car avec elle j'espère que mes peines sont finies puisque si jamais je venais à en avoir j'aurais au moins une personne à qui les confier et qui, en y prenant part, ferait tout pour les adoucir et par ses soins finirait par les faire disparaître.
Oui mon ami, voilà ce qu'est ma petite femme dont je te fais une esquisse qui est loin d'approcher de la réalité. J'ose espérer que lorsque tu la connaîtras tu m'approuveras dans mon choix, c'est que je serai trop heureux d'apprendre de ta bouche lorsque j'aurai le bonheur de te voir encore.
Je fais trève, bon père, à t'entretenir de mon amie car je ne tarierai pas si je voulais t'énumérer toutes les qualités qui la caractérisent si bien et je viens maintenant m'informer de ta mauvaise santé que je voudrais voir tout à fait s'améliorer et te demander aussi des nouvelles de toute la famille que je voudrais voir aussi bien portante que nous le sommes ici. Veuille donc je te prie croire que nous faisons journellement des voeux pour vous et que nous désirerions pouvoir vous trouver joyeux et bien portant lorsque nous irons passer quelques jours avec vous autres, aussitôt que le tems et mon travail pourront nous le permettre. Je te dirai aussi que j'ai bien reçu la lettre que tu écrivais à ma mère pour lui témoigner ton étonnement sur le silence qu'elle gardait à ton égard. Elle nous est arrivée le jour du départ de ma mère et nous l'avons gardée. Ma petite femme se joint à moi pour vous dire à tous les choses les plus amicales et vous prier de recevoir les assurances de l'amitié qu'elle vous a voué à tous en s'unissant à ton fils qui te prie d'embrasser pour lui et pour elle ma mère et mes soeurs.
Veuillez aussi, je t'en prie, ne pas nous oublier auprès du tonton Victor lorsque tu le verras : il pourra, lui aussi te dire ce qu'est ma petite Madeleine.
Je t'embrasse encore une fois. D. Morisson.
Bel exemple épistolaire de ce que pouvait exhaler un cœur de percepteur amoureux en 1836, cette lettre nous montre que son père, le Chevalier Honoré-Benjamin, ne jouissait plus d'une bonne santé.
Retiré au Tablier, non loin de l'Inaudière, avec son épouse, née de ST-PAL, ils y meurent respectivement le 5 octobre 1846 et le 15 mars 1860.
Quant au dernier survivant des MORISSON de la NAULIaulÈRE, l'infortuné percepteur de Chevillon, il est possible que des recherches à Parthenay puissent éclaircir les circonstances et la date de sa mort.
A. CHAMPIGNEULLE - Revue du Bas-Poitou - 1972 - 2ème livraison.
(Source : http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2015/02/02/31451184.html).





MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Marie Anne Caroline
Naissance : 10 fructidor an XI
(Source : Fichier Geneanet d'André Decloitre).

Père : MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Honoré Benjamin ( 1780 - 1846 )
Mère : SAIGNARD de SAINT-PAL (de ) Anne Henriette ( 1777 - 1860 )

MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Marie Anne Caroline
MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Honoré Benjamin
 
 
SAIGNARD de SAINT-PAL (de ) Anne Henriette
SAIGNARD de SAINT-PAL (de ) Joseph Claude Léon
RORTHAYS (de ) Marie Louise Françoise




MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Marie Anne Honorée Charlotte
Naissance : 6 brumaire an XI à Saint-Florent-des-Bois 85
(Source : http://famillesdevendee.fr).
Décès : 1870
(Source : Fichier Geneanet d'André Decloitre).

Père : MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Honoré Benjamin ( 1780 - 1846 )
Mère : SAIGNARD de SAINT-PAL (de ) Anne Henriette ( 1777 - 1860 )

Union : ALLAIRE de LA MESGUIÈRE Joseph Alexandre ( 1785 - 1833 )
Mariage : 9 septembre 1829 à Chaillé-sous-les-Ormeaux 85
(Source : http://famillesdevendee.fr).
MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Marie Anne Honorée Charlotte
MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Honoré Benjamin
 
 
SAIGNARD de SAINT-PAL (de ) Anne Henriette
SAIGNARD de SAINT-PAL (de ) Joseph Claude Léon
RORTHAYS (de ) Marie Louise Françoise




MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Marie Eugènie
Naissance : 7 décembre 1838 à Parthenay 79
(Source : Fichier Geneanet d'André Decloitre).
Décès : 6 septembre 1877 à Fontenay-le-Comte 85
(Source : Fichier Geneanet d'André Decloitre).

Père : MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Benjamin Victor Désiré ( ? - ? )
Mère : VERRIÈRES Madeleine Jeanne ( ? - 1863 )

Union : CHESNEAU Joseph Alexis ( ? - ? )
Mariage : 12 février 1874
(Source : Fichier Geneanet d'André Decloitre).
MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Marie Eugènie
MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Benjamin Victor Désiré
MORISSON de LA NOLLIÈRE (de ) Honoré Benjamin
SAIGNARD de SAINT-PAL (de ) Anne Henriette
VERRIÈRES Madeleine Jeanne
 
 


                     


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