La Sibylle, puis l'Alceste


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Caractéristiques

La Sibylle, comme l'Alceste sont des frégates à voile de 2ème classe, dites de XXIV, par rapport au calibre en livres de leur armement principal. Leur tonnage est de 2300 tonneaux, avec un équipage de 470 hommes, ramené à 200 en version transport.
La Sibylle est sortie des chantiers navals de Toulon, avec un armement de 4 canons de 4cm sur les gaillards en version transport. Ses dimensions étaient de 52m50 par 13m40 par 7m05, avec une voilure de 1849 m²
. Sur cale en septembre 1829, elle est lancée le 7 novembre 1847. Attachée au port de Toulon, elle sera mise en service en mars ou avril 1851, et sera rayée le 13 mai 1881.
L'Alceste est sorti des chantiers navals de Cherbourg. Ses dimensions étaient de 52m55 par 13m40 par 6m20 et ce navire fut armé en transport. Sur cale le 26 mai 1829, le navire est lancé le 28 mars 1846, et mis en service le 9 avril 1853 ou le 4 mars 1854, avant d'être rayé le 31 mai 1886.

La Sybille au quai de Papeete en 1869-1870

Historiques

Historique Sibylle :
Le
8 avril 1851 armement sous les ordres du capitaine de Frégate Fisquet. Le 30 juillet 1851 la Sibylle est à Fort de France, où une épidémie de fièvre jaune se déclare à bord en  novembre. Le 27 décembre 1851 elle effectue sous les ordres du capitaine de vaisseau Bermond, le transport de Fort de France à Saint-Pierre de l'amiral Vaillant, gouverneur. Le 15 janvier 1853 elle est de nouveau à Fort de France, puis est désarmée à Brest le 9 septembre 1853.
Le 28 mars 1854, elle appareille de Brest pour les Indes et la Chine, sous les ordres du capitaine de vaisseau Simonet de Maisonneuve. Une épidémie de dyssenterie se déclenche pendant ce voyage. Les malades sont débarqués dans les îles Moluques, en Indonésie, à Ambon, ou Amboine comme on disait à l'époque. Le nombre de morts s'élève à 75, et en novembre 1856 un monument à leur mémoire est inauguré sur place. En mai 1855, la Sibylle est attendue en Indochine.
Le 10 avril 1857, elle arrive à Bombay, venant du Golfe Persique. Le 20 avril 1857 la Sibylle appareille de Bombay à destination de la Réunion, où elle arrive à Saint-Denis le 9 mai, avant de repartir pour la France métropolitaine. Du 17 au 20 mai elle fait escale à Carthagène, puis se dirige vers Cadix, avant d'arriver en France le 13 septembre 1857.
Le 13 juin 1861, elle appareille de Toulon  à destination des Antilles.
Dans les Annales Hydrographiques figure un extrait du rapport de mer (page 1, page 2, page 3, page 4) du comte Pouget, commandant de la Sibylle, qui atteste que le navire a quitté Lorient le 17 mars 1862, pour arriver à Simon's Bay, en Afrique du Sud, le 17 mai suivant.
Le 12 novembre 1862, elle appareille de nouveau de Cherbourg à destination du Mexique. Elle effectue le 5ème convoi du 5ème départ de troupes pour l'Expédition du Mexique. Elle transporte 421 hommes de l'Artillerie et de l'Infanterie de Marine, et 6 chevaux. Elle arrice à Vera Cruz le 7 janvier 1863.
Le 1er mars 1863, la Sibylle quitte Brest sous les ordres du comte Pouget, à destination de l'Océanie, faisant escale à Lorient et Palma. On la retrouve ensuite du 9 au 24 mai à Simon's Bay. Le 21 mai, il y eut une naissance à bord. Le navire fait ensuite escale à Table Bay le 29 mai, d'où elle repart le 4 juin. Après une nouvelle relâche à l'île de la Réunion, la Sibylle arrive en Nouvelle-Calédonie le 3 novembre. Elle en repart le 21 pour la Polynésie, et arrive à Papeete le 27 décembre 1863. Le 19 Février 1864, la Sibylle quitte Papeete, et fait une escale à Rio de Janeiro avant de regagner la Métropole.
Fin 1864, le navire effectue un nouveau voyage. La Sibylle quitte en effet Brest le 2 octobre 1864, vers le cap de Bonne espérance. Le but de ce voyage était le transport de troupes de relève pour les colonies de la Réunion, la Nouvelle-Calédonie et Tahiti. Elle transportait en outre un homme politique, allié politique de Clemenceau et franc-maçon comme lui, Georges Perin. Ce dernier a fait un récit de ce voyage, dans un ouvrage préfacé par son ami Clemenceau et publié en 1905. Dans cet ouvrage, l'auteur organise ses réflexions sur l'observation comparée  du système de colonisation français "d'exploitation des indigènes par des fonctionnaires collecteurs d'impôts", et du système anglais de "peuplement du territoire". Georges Perin, né  le 1er juillet 1838 à Arras (62), décédé le  5 juillet 1903 à Paris , fut
préfet de la Haute-Vienne à partir de septembre 1870, puis député extrême-gauche de ce même département de mai 1873 à novembre 1889. Pour ce voyage autour du monde de presque un an, la Sibylle est commandée par un autre ami de Georges Perin, le commandant Mottez. Ce voyage lui permet de faire la connaissance de la reine Pomaré à Tahiti, et d'être l'un des premiers français à traverser la Nouvelle-Calédonie. La Sibylle quitte donc Brest le 2 octobre 1864 à midi et prend la route vers les Canaries. Georges Perin est vite gagné par le mal de mer et ses premiers jours en mer sont difficiles : Le clapotement incessant des flots contre les flancs de la Sibylle m'ébranle le cerveau. Le 15 octobre, le navire fait escale à Las palmas, aux Canaries, d'où il repart le 18. Le 21 la ligne des Tropiques est passée, et le 24 au soir on aperçoit San-Antonio des îles du Cap-Vert. Puis, du 27 au 31 octobre, c'est le "Pot au noir", c'est à dire le calme plat. Les 7 et 8 novembre, c'est la cérémonie du "passage de la Ligne", l'équateur. Le 18 novembre à 6h00, l'île de Trinidad est en vue, puis le 24 novembre, le matin, un navire hisse le pavillon hollandais et télégraphie. Après que nous avons répondu à ses questions, il refuse de donner son nom. Ordre est donné de laisser porter droit sur lui ; il se décide alors à se faire connaître : le Neptune. Il nous passe devant à deux encâblures. Il a quelques soldats à son bord, sur l'arrière des gens placides à chapeaux de paille, une femme en tartan anglais. On se regarde avec la curiosité de gens qui n'ont pas vu de visage nouveau depuis cinquante à soixante jours. Le 8 décembre à 5h00 on aperçoit la terre, ders dix heures la côte se dessine, puis après avoir doublé le phare de Roman-Rock, et être passé au large de l'Arche de Noé, la Sibylle mouille vers 1730 en rade de False-Bay à Simon's Town, le port militaire du Cap. Le 18 décembre, le navire quitte Captown vers 7h00, en direction de la Réunion, qui est en vue le 11 janvier 1865, et le 13 vers 8h00 la Sibylle mouille devant Saint-Denis. Le navire appareille le 15 janvier, se trouve par le travers de la Nouvelle-Hollande le 15 février, puis le 1er mars vers 8h00 on aperçoit l'Australie et la Sibylle mouille dans la baie de Port-Jackson à proximité du jardin botanique de Sidney. Le 12 mars au matin, le navire appareille de nouveau, après une première tentative échouée la veille. Le 21 mars au soir, après avoir essuyé un gros orage pendant la traversée, la Sibylle mouille en rade de Port-de-France, nom primitif de Nouméa. Le 31 mai 1865, le navire est à Tahiti, d'où il repartira le 22 juin. Le retour s'effectue par le cap Horn, où la navigation y est dure le 15 juillet. Le cap est doublé le 20 juillet et le tropique est passé le 25 août. La Sibylle fait son retour à Brest le 8 septembre 1865.
Le  20 avril 1866 la Sibylle, sous les ordres du capitaine de frégate Riou de Kérangal, arrive à Saint-Denis à la Réunion, en provenance de France, avec à son bord 200 forçats destinés à la Nouvelle-Calédonie. Elle appareille le 2 mai de Saint-Denis, à destination de Sidney. Le 22 novembre 1867, elle arrive à Nouméa, après s'être arrêtée à Pouébo, sur la côte nord-est de la Nouvelle-Calédonie. Elle appareille ensuite de Nouméa le 30 novembre 1867, à destination de la Cochinchine.
Une photo envoyée par un internaute atteste également que la Sibylle se trouvait à Papeete, en Polynésie, en 1869-1870 (voir photo plus haut).
Le 23 janvier 1871 elle appareille de Toulon  avec un nouveau chargement de 200 forçats, à destination de la Nouvelle-Calédonie, sous les ordres du capitaine de frégate Sallot des Noyers.
En 1872 elle effectue un nouveau voyage vers la Nouvelle-Calédonie (voir itinéraire, page 1, page 2), sous les ordres du commandant Muret de Pagnac.
Le 1er février 1874, la Sibylle prend en charge le huitième convoi de déportés de la Commune à destination de la Nouvelle-Calédonie. Mais sont voyage se terminera à Arzew, en Algérie, avant de regagner Toulon, remplacée par l'Alceste.
Le 13 mai 1881, rayée des listes, la Sibylle est transformée en ponton-atelier dans le port de Toulon.

L'Alceste


Historique Alceste :
En avril 1852, l'Alceste aurait été armée en catastrophe, en même temps que la Forte, afin d'effectuer le transport de forçats à Cayenne, avec un équipage fourni par la Canada, mais ce fait reste à confirmer.
D'avril 1854 à  novembre 1856,  la frégate fait campagne dans le Pacifique. D'octobre 1857 à septembre 1860, elle est affectée aux stations du Brésil et de La Plata, en Argentine. Pendant cette période, l'Alceste est aussi en rade de Montevideo, en Uruguay, d'où elle appareille le 18 mai 1860 vers la France.
De novembre 1867 à février 1868, l'Alceste est transformée pour effectuer le transport des forçats, et son armement  est limité au calibre 30.
Le 7 février 1868, elle appareille de Rochefort pour Toulon, d'où elle appareille de nouveau  le 12 avril à destination de la Nouvelle-Calédonie par la Réunion. Le 23 avril 1868, le navire passe le détroit de Gibraltar, remorqué par le Circé, et on la retrouve à Valparaiso, au Chili, le 3 décembre 1868, venant de Nouméa, et se dirigeant vers la France. Le 2 avril 1869, le navire est de retour à Toulon, après être passé par Tahiti, Valparaiso et Sainte-Hélène.
Le 16 mai 1869, l'Alceste effectue un tour du monde, avec escales à Ténériffe, Bahia, Nouméa, Tahiti et Rio, avant de revenir le 8 avril 1870 à Toulon, où elle est désarmée.
Le 1er août 1872 elle est réarmée, avant d'appareiller de Toulon, sous les ordres du commandant Malleville, le 10 septembre 1872 à destination de la Nouvelle-Calédonie (voir itinéraire, page 1, page 2). Le navire fait relâche à Dakar le 29 octobre, et embarque le nommé Adolphe Martin, déporté qui avait été laissé là à l'hôpital militaire par la Garonne lors de son escale, pour cause de maladie. Ce dernier, matricule 1136, était né le 10 juillet 1828 dans les Ardennes, exerçant la profession de journalier, débarqua à Nouméa le 8 janvier 1873.
Le 8 février 1873, la frégate quitte Nouméa pour Sainte-Hélène, puis Gorée, et est de retour à Toulon le 12 juillet 1873.
En 1881 l'Alceste est division volante, puis appareille de Saint-Vincent, au Cap Vert, le 11 janvier 1883  à destination de Brest, où elle arrive le 9 février.
Le 31 mai 1886, l'Alceste, rayée des listes, est transformée en ponton-hôpital au Gabon, avant d'être démolie en 1891.


8ème convoi de déportés 

Itinéraire suivi par l'Alceste et la Sybille


La Sibylle quitte Brest le 1er février 1874, ayant embarqué 198 déportés de la Commune, provenant tous du fort de Quélern. Jusque là tout va  bien, mais ce voyage, qui devait être une "routine", si l'on peut dire, deviendra le convoi le plus mouvementé. En effet, alors que le navire se trouve au large des côtes du Portugal, une voie d'eau se déclare à bord. Le commandant décide de quitter la route normale, puis franchit le détroit de Gibraltar et fait relâche en Algérie, à Arzew, pour tenter de réparer. Les déportés sont alors débarqués et ils sont enfermés au Fort du Nord à Arzew. Mais, la Sibylle ne pouvant réparer sur place, le navire quitte l'Algérie pour arriver à Toulon le 22 février 1874.
Un des déportés embarqués sur la Sibylle, Guillaume Holz, écrivait le 22 février à sa famille, pour raconter la traversée : "Voici comment nous étions à bord, nous étions enfermés dans des cages de fer au nombre de cinquante, les cages avaient douze mètres de long, trois de larges et deux de haut. Nous ne montions qu'une heure par jour sur le pont et les autres vingt trois heures, on restait enfermés".
Les déportés adressent, le 27 février 1874, une supplique (page 1, page 2, page 3, page 4) au maréchal de Mac-Mahon, Président de la République, par laquelle ils sollicitent l'accomplissement de leur peine sur le sol algérien. Aucune suite n'est donnée à cette demande.
Parmi les déportés de ce convoi, se trouvait un certain Alexis François Chaussepied, né le 19 janvier 1820 à Mouliherne (49). Il est reçu compagnon boulanger à Angers à la Noël 1841 sous le terrible nom d'Angevin le vengeur du Devoir. Lors de la Commune, il habite Paris, 37 rue de la Félicité, et est garde dans une compagnie sédentaire du 233ème bataillon de Fédérés. Le 18 mai il se trouve à Belleville, et se rend aux Versaillais. Il est condamné le 19 avril 1872 à la déportation simple. Il embarque le 1er février 1874 sur la Sibylle, en provenance du fort de Quélern. G
racié par décret du 15 janvier 1879, il sera rapatrié par le Var, et non le Calvados comme le mentionne le dictionnaire Maitron, et déclare se retirer 85 rue de Charonne à Paris.
Le 28 mars 1874, l'Alceste arrive à Arzew, en provenance de Toulon. Le 9 avril, les déportés embarquent pour effectuer le reste de la traversée vers la Nouvelle-Calédonie. Compte tenu du nombre de jours de traversée, il semble que l'Alceste ait suivi l'itinéraire normal des navires, par le Brésil et le cap de Bonne-Espérance, mais malheureusement aucun document de bord sur ce voyage n'existe.
L'Alceste arrive à Nouméa le 9 août 1874, après 122 jours de mer. Le 12 août au matin, 155 déportés destinés à l'île des Pins sont embarqués sur l'Orne, et acheminés  vers leur destination finale, où ils débarquent le soir même.
Deux déportés sont morts pendant le voyage : François Natte, dont nous n'avons aucun renseignement, et Pierre Porcher, né le 15 décembre 1830 à Bazoches-en-Dunois (Eure-et-Loir), qui était marié, n'avait pas d'enfant, et exerçait la profession de cordonnier.



Dossier CAOM 

Le dossier de la Sibylle, remplacé par l'Alceste, conservé au Centre des Archives d'Outre-Mer à Aix-en-Provence (13) contenait 25 pièces différentes non classées par ordre de date ou autre, dont la supplique du 27 février 1874 (voir plus haut), mais comprenait un sous-dossier concernant le séjour à Arzew : 

1- Lettre du Ministre au Commandant de la Marine en Algérie du 18 juin 1874 (page 1),

2- Lettre du Ministre au Commandant de la Marine en Algérie du 29 mai 1874 (page 1, page 2, page 3),

3- Lettre du Ministre au Commandant de la Marine en Algérie du 21 mars 1874 (page 1),

4- Note du Cabinet du Ministre de la Marine pour le Direction des Colonies du 9 mai 1874 (page 1, page 2),

5- Lettre du Ministre de l'Intérieur au Ministre de la Marine du 7 mai 1874 (page 1, page 2),

6- Lettre du chef d'Etat-major Général en Algérie au Ministre de l'Intérieur du 3 mars 1874 (page 1),

7- Lettre du Ministre de la Marine au Préfet de Police à Paris du 16 janvier 1874 (page 1, page 2),

8- Lettre du Ministre de la Marine au Gouverneur de la Nouvelle-Calédonie du 2 mars 1874 (page 1, page 1),

9- Note pour le Commissaire aux approvisionnements du port de Rochefort du 19 juin 1874 (page 1),

10- Note pour le Commissaire aux approvisionnements du port de Brest des 6 et 7 février 1874 (page 1, page 2),

11- Note concernant le déporté Eugène Faure (page 1),

12- Lettre de la Direction des Colonies au Ministre de la Marine du 3 septembre 1873 (page 1), au sujet de 412 déportés débarqués de l'Orne sans matelas ou hamac et pourvus par l'Administration locale (cette pièce se trouvait dans le dossier de la Sibylle/Alceste),

Sous-dossier séjour à Arzew

13- Note à la Direction des Colonies du 21 avril 1874, sur la valeur d'une cession imputable au service colonial, et dont le Département de la Guerre réclame le remboursement (page 1,page 2),

14- Bordereau récapitulatif des pièces adressées au Ministre de la Marine du 9 septembre 1874 (page 1, page 2),

15- Etat ou facture des matières et des objets à transporter à Oran par le transport le Finistère du 31 août 1874 (page 1, page 2),

16- Etat ou facture des matières et des objets à transporter à Oran par le transport le Finistère du 21 août 1874 (page 1, page 2),

17- Lettre du Ministre des Colonies au Ministre de l'Intérieur du 1er avril 1874 (page 1),

18- Lettre du Ministre de la Marine au Gouverneur Général de l'Algérie du 28 mars 1874 (page 1),

19- Lettre du Cabinet du Ministre de la Marine non datée (page 1),

20- Lettre du Ministre de l'Intérieur au Ministre de la Marine du 25 mars 1874 (page 1, page 2),

21- Lettre du Préfet de Police au Directeur du Service de l'Algérie du 13 mars 1874 (page 1),

22- Lettre du nommé Léopold Clément au Ministre de l'Intérieur du 25 février 1874 (page 1, page 2),

23- Lettre du chef d'Etat-major Général en Algérie au Ministre de l'Intérieur du 10 mars 1874 (page 1),

24- Lettre de l'Etat-major Général en Algérie au Ministre de la Marine du 6 mars 1874 (page 1).

Liste des condamnés à la déportation en enceinte fortifiée : Joseph Michel ALLEXANT, Auguste AUDEBRANT (ou AUDEBRAND), Martial BARGIN, Joseph BARTHOLY, Michel François BELIN, BRISSON de SAINT-AMANT, Arthur Ferdinand CARPENTIER, Auguste Rodolphe CHAMBOIS, Joseph CHAUSSADE, Alfred COURAGEOT, Joseph DAPOGNY, Adrien DELAIR, Gustave DRUCK, Victor DURON, Jean-Baptiste FAURE, Joseph Claude GALLOIS, Joseph GREFFIER fils, Ernest Michel HARTER, Louis Alphonse Auguste HOUET, Henri François LEBEL, Pierre Achille LECORNU, Alfred LESAGE, Auguste Marie LE THERY (ou LE THERRY, ou THERY), Louis LOUVIER, Emile Joseph MASSE, François Eugène MELH (ou MEHL), Edouard MEYNIEL, Jean Alfred PERREAU, Joseph Gustave PIERSON, Joseph PIQUET dit Gustave, François Lucien PORTOIS, Constant Lucien PROD'HOMME, Louis Lucien RABUEL, Jules REGNIER, Jean-Baptiste ROSSIGNOL, Antoine Martin ROYER, Basile Jean SAINT-PE, Charles Auguste SORIN, Joseph Paul SQUETE dit Picard, François Guillaume TOUPE, François Eugène VERON.
Liste des condamnés à la déportation simple : Félix Hippolyte ALBERT, Jean-Baptiste Lucien AMELOT, Jules Prosper AMET, Jean ANDRIEUX, François Henri Adrien ANSEL, Elie Benjamin ARCHAMBAULT, Bruno ARCHENAULT, Henri Eugène ARMAND, Edouard BAC, Louis Alphonse BACLET, Alexis Paul BADET, Edmond Auguste BARAQUIN, François Eugène BARBAN, Pierre François BARBIER, Claude Jean BAVOUS, Gustave Jean-Baptiste BERTHAULT, Pierre Narcisse BIGNARD, Martin BILLARD, Albert Louis Alphonse BOQUET, Jules Joseph BOHRER, Joseph BOLLET, Antoine Philippe BONNEMAISON, Charles Evariste BOREL, César BOUDEVILLE, Louis Emile BOULLENGER, Antoine Casimir BOULNOIS, Emile Nicolas BRENOT, Jean-François BRISORGEUIL (ou BRISEORGUEIL), Antoine Joseph CABY, Aimable Ferdinand CAMUS, Emile Joseph CARON, Jean (ou Joseph) Eugène CARREY, Charles Louis Victor CASSE, Jean Guillaume CAUDEN, Emile Désiré Eugène CAURIER, Auguste Chery CAVARE, Edouard Eugène CHAMALLET, Léonard CHAMARD, Jean-Baptiste CHARUAUD, Alexis François CHAUSSEPIED, François CHESNEAU (ou CHENEAU), Louis CHEVRIER, Georges CLAUDEL, Léopold Emile CLEMENT, Eugène Alexandre COLSON, Pierre François COQUOIN, François Olivier COUDRAY, Gilbert COURTESEIRE, Paul Eugène Emile COUTONNEL, Honoré CRESSON, Henri DECAE, Edmond Jules Joseph DECAMP, Joseph Paulain DELHOMME, Louis Gaston Achille DELVALLEE, Charles Eugène DEMARCHEZ, Delphin Désiré DERENNE, Henri Claude DEROUET, Louis Auguste DESAINLOUP, Robert DESMORTIERS, Ferdinand Théophile DEVIERRE, Albert DIENNE, François DORANGEON, Jean Alexandre Alfred DUBAIL, Joseph DUBIN, Jean-Baptiste DUCASSE, Eugène Emmanuel DUCHATEAU, Edouard DUCHESNE, Jean DUPONT, Edmond DURAND, Edouard Raymond DURAND, Gustave Paul Emile DURAND, Louis Jules Alexandre DUTAQUE, Marien FALLUT, Marie (ou Marc ?) FARGUES, Jules Edouard FLANET, Frédéric FLAUGER, Victor FUSIER, Pierre GANDON, Jean-François GARRE, Louis Eugène (ou Hubert ?) Théogène GAUTHIER, Nicolas GERDY, François GIAMMARI, Eugène GONET, Auguste GRANDIN, Victor Michel HARANG, Joseph Jeanne HENRIOT, Guillaume HOLTZ, Jean Baptiste HUG, Mathieu Nicolas HUMBLOT, Anatole Désiré François HUTTEAU, Charles Aimé JANTI, Alexandre Napoléon Louis KOZARSKI, Jean LANG, Pierre Louis LAVIER, Conrad Henri LECESNE, Jean François LE DOYEN, Albert LEFEVRE, Jules Emile LEMIRE, Constant Julien LEROUX, Jean-Baptiste Désiré LETERRIER, Eugène Théodore LETRUAND, Henri LEWIS, Henri LHEUREUX, Auguste Prosper LIMEUL, Ferdinand LUCAS, Miris Stanislas MANIN, Hersant Ambroise MARTEAU, Joseph François MARTEAU, Louis Etienne Adolphe MARTIN, Jean-Baptiste MAUGER, Jean MAUGEY, Henri METGE, Louis Désiré MILLESCAMPS, Pierre MONTILLIER, Adolphe Magloire MOULIN, Napoléon NANTET, Jean-Marie Hilarion Albert NASTORG dit de Saint-Simon, Pierre Marie NEDELEC, Etienne Hilaire NOTAT, Emile Félix OBLET, Mathurin Marie OLLIVIER, Adolphe Arthur ORIGER-DUCLUZEAU, Jean Félix PATISSON, François Joseph PELISSIER, Théodore Ovide PERAULT, Jean Henri PERICHON, Edmond Charles PERIN, Hippolyte Arthur PETIT, Louis PETIT, Pierre Victor PETIT, Jean-Marie PICHOT, Henri Gérard jules François PONCINET, Ernest Louis POTIER, Louis François Vincent PRIMAULT, Philippe Victor RAVEAU, Célestin REBOULET, Sébastien Alexandre REDON, François RENAUD, Clément Félix REVERSE, Louis Antoine RIBAUT, Jean-Baptiste ROSETTE dit Rosette-Guinot, Pierre François ROUSSEAU, Louis Antoine ROUX, Jean SALSECHE, Alexis Charles SELLIER, Rodolphe SEMBLAT, Jean Charles SIMON, Joseph Auguste SOUCHERES, Pierre Eloi Sulpice SOUTIF, Jules François SPONSARD, Florent TAILLEUR dit Georges Florentin, Joseph VALDEMAIRE, Paul Louis VERNHOLE (ou VERNOLER, ou VERNHOLES), Ernest VITRY.
Déporté volontaire : Eugène Alphonse Hector FAURE.
Pour tout renseignement concernant ces prisonniers, vous pouvez me contacter (ici). Les photos des Communards utilisées dans cet article proviennent du site http://digital.library.northwestern.edu, avec l'aimable autorisation du webmestre du site pour leur utilisation ici. Les photos présentées correspondent en principe aux personnages, mais une erreur d'identification est toujours possible.

Sources :

- Déportés et forçats de la Commune : de Belleville à Nouméa, par Roger Pérennès, Nantes, Ouest Editions, 1991.
- Site Internet http://dossiersmarine.free.fr:fs.html.
- Dossiers des navires au Centre des Archives d'Outre-Mer à Aix-en-Provence, série H30.
- Annales Hydrographiques n° 375, tome 24, année 1863, pages 128 à 130 pour le rapport Pouget.
- Discours Politique et Notes de Voyage, par Georges Perin, préfacé par Georges Clemenceau, géographie de H. Schirmer, édité à Paris par la Société Nouvelle de Librairie et d'Edition, 1905, pages 665 à 792.
- Site de l'Assemblée Nationale.
- Encyclopédie en ligne Wikipedia.
- Courriel de Laurent Bourcier du 6 septembre 2013.

Crédits photographiques :

- Déportés et forçats de la Commune : de Belleville à Nouméa, par Roger Pérennès, Nantes, Ouest Editions, 1991.
- Numérisations archives par Bernard Guinard.
- Numérisations de pages de la Revue Hydrographique de 1873 pour les itinéraires, envoyées par Jean-François Lonc.
- Photo de la Sybille envoyée par un internaute ne désirant pas être cité, et trouvée sur le site http://www.telegraph.co.uk/culture/photography/8221671/The-Invention-of-Paradise-photographs-of-Polynesia-in-186970.html?image=5.
- Encyclopédie Wikipedia et site de l'Assemblée Nationales pour les photos de Georges Perin.

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