Le Bombardement de l’église Saint Gervais à paris, le 29 mars 1918



Cet article est écrit en complément de celui sur l'assassinat du docteur GUINARD à l'Hôtel-Dieu le 12 juin 1911. Quel rapport entre cet assassinat et le drame de l'église Saint-Gervais ?
Il se trouve que parmi les victimes de ce drame se trouvait Marie SÉNAC, âgée de 57 ans, l'épouse du docteur assassiné 7 ans plus tôt. Triste destin d'une famille !

Le contexte

Début 1918 l’Allemagne, qui a profité de la chute du régime tsariste et de la signature du traité de Brest-Litovsk, a rapatrié sur le front de l'ouest un grand nombre de divisions. Ainsi à la mi-février le transfert est terminé et elle dispose de 110 divisions sur le front, dont 50 face aux troupes britanniques. L'offensive est baptisée "Kaiserschlacht", la "bataille de l'Empereur", composée de deux phases. La première frappera la Somme, et la seconde la Flandre française pour parachever la rupture du front. La première phase, appelée "opération Michael", doit percer le front britannique à Amiens, et à opérer un mouvement vers le nord afin de couper les lignes de ravitaillement, dans le bute d'encercler les troupes britanniques jusqu'à leur capitulation.
Cette "opération Michael" est déclenchée le 21 mars au matin, par un tir d'artillerie bref, mais extrêmement violent, puis 58 divisions allemandes déferlent sur les 16 divisions britanniques prises par surprise. Le front d'attaque est de 80 kilomètres, entre l'Oise, dans la région de La Fère, et la Scarpe, à l'est d'Arras. C'est la plus grande offensive terrestre de guerre. Les allemands réussissent en quelques heures une large trouée du front et détruisent entièrement plusieurs divisions comme la 16ème irlandaise, la 36ème et le 66ème, faisant 28000 tués ou blessés. Les unités non détruites se replient en combattant, mais dans la panique. Amiens est vite menacée, ce qui oblige les britanniques à utiliser massivement ses effectifs de réserve pour colmater cette brèche. Durant les jours qui suivent, les allemands continuent leur avancée, devenant maîtres des principales localités de la Somme. Les milieux politiques et militaires français et anglais sont gagnés eux aussi par la panique, par peur d'un effondrement complet. Mais l'avance allemande fléchie à cause de l'insuffisance de la logistique, mais aussi en raison de la résistance croissante de forces alliées, et notamment des Australiens dans le Pas-de-Calais. La situation en France n'est cependant pas très brillante fin mars.

La catastrophe

Le 29 mars 1918, c’est pour la France le 1334ème jour de guerre. Nous sommes vendredi, et c’est pour tous les catholiques de la terre le Vendredi Saint. Cela fait deux jours que les tirs de canons débutés le 23 mars avaient cessés. Plusieurs centaines de fidèles sont assemblés depuis les 16h00 dans l'église Saint Gervais, dans le 4ème arrondissement à proximité de l'Hôtel de Ville, pour assister à la messe et célébrer la mort du Christ. La grande nef de l'église est comble. Parmi les fidèles assemblés,  de nombreux habitués venaient chaque année assister aux fameuses "Ténèbres", des étrangers y venaient pour la première fois. L'office est particulièrement solennel, autant par le programme musical que par les personnalités présentes. Les réputés "chanteurs de Saint-Gervais" gagnent leur tribune du transept gauche, juste avant le début de l'office prévu à 16h30.
Un bruit sourd retentit soudain, dont les échos se répercutent dans toute la ville. Un obus allemand a atteint l'édifice religieux, perforant la toiture au niveau du mur latéral nord, et venant toucher un des piliers soutenant la voûte, qui s'effondre en partie sur les fidèles, semant la désolation et la terreur. La plus grosse pierre tombée, qui fut pesée par la suite, était de 700 kilos ! Au point de chute central, juste sous la clef de voûte, l'éboulement creusa un tel trou dans le sol de l'église, que les ossements des anciennes sépultures de l'église furent ramené à la surface.
Il semble que cette catastrophe se soit produisit en deux temps. En effet, un employé du bureau des décès de la mairie du IVème arrondissement, dont la fenêtre donne sur l'église Saint-Gervais, fait état d'une détonation formidable, suivie d'une autre plus sourde. Cet employé, Monsieur Colliard, ainsi que son collègue, Monsieur Schaller, furent les premiers à se précipiter sur les lieux pour porter secours. Arrivé devant l'église, Mr Colliard vit se précipiter dehors les survivants, couverts de poussière et ensanglantés. Ne pouvant entrer dans l'édifice, il se précipite vers l'arrière de l'édifice pour y pénétrer. Le nuage de poussière était encore si épais qu'il ne pouvant rien distinguer à plus de trois mètres !
Les pompiers et les ambulances américaines sont les premiers sur les lieux et, aidés par des soldats et la Police, ainsi que quelques civils, et portent secours aux victimes. Cependant des morceaux de pierre tombent encore, et la voûte menace les sauveteurs d'un nouvel effondrement. L'Abbé Gauthier, curé de Saint-Gervais, qui se trouvait dans le chœur, et n'avait pas été touché essayait de calmer et réconforter ses fidèles, criant : "Mes frères, ne vous affoler pas, le danger est maintenant passé".
Les blessés sont évacués vers les hôpitaux par les ambulances. La main courante citée plus haut mentionne : "Les corps horriblement mutilés ont été transportés à la morgue et à l'Hôtel-Dieu. De nombreux blessés ont été également conduits à cet hôpital, quelques uns à la Pitié, d'autres à l'hôpital St-Antoine et dans un hôpital auxiliaire rue Debelleyme.". Les morts sont placés dans la salle des fonds baptismaux. Debout devant la porte de son église, l'abbé Gauthier donne l'absolution aux cadavres qui défilent devant lui. Ce sont des camions militaires qui effectuent le transport des corps vers la morgue où est organisé un service de reconnaissance. Dès qu'un corps est reconnu, il est mis en bière et rendu à la famille.
La main courante établie par les services de Police et destinée à la 1ère section du parquet de Paris mentionne les constatations suivantes : "A 16h25, le 29 mars, un obus pénétrant par la face latérale gauche de l'édifice a rencontré un pilier soutenant une clef de voûte. Celle-ci s'est effondrée en partie et d'énormes blocs de pierre ont été projetés sur un groupe de deux cents personnes environ qui se tenaient dans la nef. De nombreuses victimes ont été recouvertes par les décombres qui atteignaient une hauteur de plus de deux mètres.".
Jules Poirier raconte : "De dessous les blocs de pierre, amassés sur les dalles, au milieu d'un nuage de poussière, des cris déchirants s'élevaient; des flaques de sang rougissaient les dalles … Certains tués portaient d'affreuses blessures. On en vit le ventre déchiré s'à les entrailles s'échappaient, d'autres les membres brisés pantelants, des visages écrasés : c'était un spectacle d'horreurs, plus horrifié encore par les circonstances dans lesquelles la mort accomplissait son œuvre. Des gens, échappés à la mort ou à la blessure restaient consternés, immobiles comme des statues de marbre. Nous avons conservé la vision d'une femme d'un certain âge, vêtue de noir, les vêtements couverts de poussière, pétrifiée sur les marches de l'église. Son hébétude faisait peine à voir; elle ne pouvait répondre aux questions de Mr Lépine, alors Préfet de Police, qui eut beaucoup de peine à l'emmener dans une voiture. ".
Léon DAUBET, écrivain, journaliste et homme politique, qui assiste à un office religieux dans l'église toute proche Notre-Dame-des-Victoires raconte : " Soudain, la commotion formidable d'un éclatement, répercuté par les voûtes sonores, ébranla toute l'église, ses chapelles, la statue. On eût cru qu'un tremblement du ciel venait de se produire tout près de là et qu'il allait se propager et nous engloutir. L'image de la mort, de l'anéantissement, apparut au sommet d'ondes tourbillonnantes, comparable au fracas de cent, de mille tonnerres, suivis de grondements et roulement affreux. C'était l'écroulement de la toiture de Sainte-Gervais, sous le choc d'un obus allemand. Le sacrilège était manifeste et l'intersigne patent.".
Malgré la censure qui ne fait état que d'une dizaine de morts, l'émotion est grande parmi la population parisienne et, à la nouvelle du drame, la foule accourt sur les lieux de la catastrophe, malgré le danger encouru. Il fallut d'importantes forces de Police pour contenir, avec beaucoup de difficultés, cette foule loin des lieux du drame. En effet d'autres effondrements peuvent survenir à tout instant. 

L'émoi

Le communiqué officiel mentionne : "29 mars. - Cet après-midi, un obus allemand, lancé par une pièce à longue portée, est tombé sur une église de la région parisienne, au cours de la cérémonie des ténèbres du Vendredi-Saint. Il y a 75 tués et 90 blessés, parmi lesquels un grand nombre de femmes et d'enfants. On signale parmi les morts, Mr Stroelhing, Conseiller de la légation suisse.". Ce fut le seul obus qui tomba sur Paris ce jour là, mais les dégâts sont importants, et le bilan est très lourd : 89 personnes tuées et 90 blessées, soit un total de 178 victimes. C'est le bombardement le plus meurtrier de la guerre !
Le Président de la république, Monsieur Poincaré, s'est rendu sur les lieux, où se trouvaient le président du Conseil des ministres, Monsieur Clemenceau, et plusieurs autres ministres, le Préfet de Police, le Préfet de la Seine,  le procureur de la République, ainsi que le Cardinal Amette, archevêque de Paris qui, en larmes, s'écrie : " Les maudits ! Ils ont choisi le jour où l'on célèbre la mort du Christ pour venir tuer des femmes et des enfants". Selon le Figaro paru le lendemain, "tous autres renseignements sur ce drame affreux sont interdits par une consigne sage et absolue". Les milieux diplomatiques sont consternés en apprenant la mort du Consul de la Légation suisse. A la Chambre des Députés, cette catastrophe déclenche un incident au cours des discussions de l'impôt sur le revenu. Le député Grousseau déclare en pleine séance : "J'ai vu, avec une extrême douleur, que, le Vendredi Saint, le barbare ennemi est venu bombarder une église, et j'estime que dans les circonstances actuelles, il faut crier que la Justice et le Droit auront le dernier mot". Cette déclaration est suivie de vifs applaudissements, et le président de séance déclare : "Toute l'assemblée s'associe à vos paroles". Après s'être rendu à l'église Saint-Gervais, le Président de la République se rendit dans les hôpitaux pour visiter les blessés. Le Petit journal, dans son édition du 31 mars, en page 3, donne la liste des morts et des blessés. Le lendemain de ce terrible bombardement, et dans les jours qui suivent, tous les journaux sont unanimes pour décrire l'horreur des faits et blâmer les allemands qui ont osé l'impensable !

Les responsables

Paris, a pourtant déjà subi des bombardements depuis le début de la guerre, puis des raids aériens avec les Zeppelins, et depuis le 30 janvier 1918 par les avions bombardiers "gothas". La population s'était abandonnée à une certaine routine, et se réfugiait à chaque alerte dans les caves et les abris publics.  Ce sont les pompiers qui étaient chargés de diffuser les alertes au bombardement, parcourant les rues de Paris en actionnant une sirène fixée à l'avant de leurs véhicules.
Le samedi 23 mars, sans qu'aucun avion ne soit repéré, des projectiles tombent sur la capitale. Entre 7h20 et 14h45, 25 projectiles ont atteint Paris faisant 16 morts et une vingtaine de blessés. Le lendemain dimanche, 22 projectiles s'abattent de nouveau sur la ville faisant 10 morts et une vingtaine de blessés. Certains ont dit que les allemands avaient construit un super Zeppelin, capable de voler à une altitude où il est invisible depuis la terre, et inattaquable par l'aviation, déchargeant son lot de bombes. D'autre ont parlé d'un super Gotha. Cependant les spécialistes de l'artillerie sont formels, au vu des trajectoires et des impacts. Ce ne sont pas des bombes, mais des obus d'environ 100 kilos qui tombent sur la capitale ! D'autre part, vu que le front est situé à 110 kilomètres de paris, les canons qui tirent ces obus doivent avoir une portée d'au moins 120 kilomètres. La population et la presse accusent  tout de suite la "Grosse Bertha", dont la réputation est faite depuis les débuts de la guerre, mais cet obusier de 420 mm des usines Krupp n'a qu'une portée 14 kilomètres.
Les pièces d'artillerie à longue portée, dont l'un des obus atteignit l'église Saint-Gervais, qui étaient au nombre de trois, étaient installées dans la forêt de Saint-Gobain, dans l'Aisne à 21 kms de Laon. Ce n'était pas des canons sur voie ferrée, mais le rail était leur seul moyen de transport compte-tenu des ses dimensions hors norme : un canon d'un poids de 750 tonnes, dont 175 pour le seul tube long de 34 mètres, d'un calibre de 380 mm chemisé à 210 d'un poids de 125 kilos. Ces canons sortaient également de l'usine Krupp, mais avaient été baptisés par les allemands "Gross Gustav", mais ils devinrent connus sous le nom de "Pariser kanonen". Ce sont eux qui ont pilonné notre belle capitale, malgré une distance de 120 kilomètres. L'angle de tir était réglé sur Paris, selon un axe Gare de l'Est – Gare du Nord, mais les obus pouvaient aussi bien tomber à Châtillon ou à Pantin.
La chute des premiers projectiles le 23 mars stupéfie les parisiens. Les jours suivant, plusieurs obus frappent à nouveau la capitale et la proche banlieue, provoquant de nombreux dégâts. Cela durera jusqu'au 9 août 1918, jour où le dernier obus atteint Paris, soit 44 à 46 jours de bombardement. La Préfecture de Police parle de 367 obus au total. L'Illustration du 4 janvier 1919 publiera une carte des points d'impact. Selon les statistiques officielles, 183 obus tomberont sur Paris et 120 sur la proche banlieue faisant un total de 256 morts et 620 blessés.

Epilogue

En 1919, pour le premier anniversaire du bombardement est édité et vendu, au profit des œuvres de la paroisse Saint-Gervais, un opuscule d'une trentaine de page relatant ce drame, dont les premières lignes retracent bien l'indignation générale : "Nous dédions ces lignes aux augustes victimes de la barbarie allemande, qui s'est manifestée dans une journée que les plus mécréants respectent". Le baron Pierre de Coubertin, dont l'épouse était parmi les victimes, a écrit le Livre d'Or des Victimes du Bombardement de l'Eglise Saint-Gervais. Cet opuscule, vendu à la sacristie de l'église au profit de ses œuvres donne la liste de toutes les personnes décédées, avec pour la plupart des renseignements biographiques.
Un monument commémoratif fut édifié plus tard dans une chapelle de la nef sud de l'église, en mémoire des victimes de ce bombardement du 29 mars 1918.

En mémoire leur mémoire, voici la liste des victimes :

Madame Veuve Andreoli, née Rativeau (70 ans)
Mademoiselle Marie Antoinette Aweng (36 ans)
Mademoiselle Jeanne Baheigne (20 ans)
Madame Barral, née Marie-Anne Vachet (52 ans)
Mademoiselle Elisabeth-Renée-Fanny Bastin (15 ans), fille du Consul Général de Belgique
Monsieur Jean-Marie Beausse (78 ans)
Monsieur l'Abbé Eugène Bernardin (39 ans), curé de Mance et Mancieulles, diocèse de Nancy
Mademoiselle Gabrielle Biraud (53 ans)
Mademoiselle Françoise Renée Andrée Boussus (19 ans)
Monsieur Joseph Bracq (16 ans)
Mademoiselle Marie-Thérèse Brisset de Morcour (45 ans)
Monsieur Gaston Claus (54 ans)
Madame Claus, née Henriette-Eugénie Bachelet (50 ans), son épouse
Mademoiselle Juliette-Hortense-Andrée Claus (20 ans), leur fille
Madame la Baronne de Coubertin, née Violette-Jeanne-Constance Machiels (57 ans)
Madame Coulon, néé Jeanne-Berthe Mathé (49 ans)
Mademoiselle Yvonne-Marie Cunningham (20 ans)
Mademoiselle Marguerite Cunningham (18 ans)
Monsieur Xavier Delouvrier (24 ans)
Monsieur Alfred-Marie Denis (71 ans)
Mademoiselle Louise-Emilie-Christiane d'Esbeck, camarade de pension de Melle Bastin et fille de madame  Lethimonnier
Mademoiselle Marie Eschalier (37 ans)
Mademoiselle Madeleine-Joséphine-Marie Floch 26 ans, secrétaire de Miss Emma Mullen
Madame Fortier-Beaulieu, née Berthe Leclerc (56 ans)
Mademoiselle Alice Fortier-Beaulieu (25 ans), sa fille
Monsieur Marie-Abel Fournier (63 ans)
Monsieur le Général Francfort (70 ans)
Mademoiselle Julie-Constance-Louise-Germaine Francière (23 ans)
Mademoiselle Lang, amie de Melle Francière
Mademoiselle Marthe-Lucienne Gamonet (11 ans)
Madame Lucien Gros, née Yvonne Thorailler (28 ans)
Madame Veuve Guinard, née Marie-Eugénie-Augustine Sénac (57 ans), épouse du docteur Guinard, assassiné par un fou le 17 juin 1911 à l'Hôtel-Dieu où il était chef de service. Epargné par la première chute des pierres, elle put se relever alors que sa fille, auprès d'elle, avait les jambes prises sous les décombres, et elle essaya de réconforter ceux qui l'entouraient. Le déplacement d'air de la seconde chute la rejeta violemment en arrière, choc qui provoqua une hémorragie interne. Elle mourut deux heures après, dans l'hôpital où son mari était lui-même décédé.
Mademoiselle Madeleine-Catherine Hebbert (âge inconnu), de Bengali aux Indes Anglaises
Monsieur le Docteur Jean-Xavier-Antoine Herr (55 ans)
Monsieur Jacques Houdbine (19 ans)
Mademoiselle Gabrielle Jouannelle (68 ans)
Mademoiselle Marthe Julliand (28 ans)
Mademoiselle Marguerite-Rosa Kirch (38 ans)
Monsieur Pierre-Cyprien-Stanislas-Léonard Labroue (59 ans)
Madame Labroue (42 ans), son épouse
Madame Landon, née Mary Grinnell (59 ans), fille du Consul d'Amérique à Saint-Etienne
Madame Lucy Landon épouse Speed, (34 ans) sa fille
Mademoiselle Ruth Landon (29 ans), fille et sœur des deux précédentes
Mademoiselle Marcelle-germaine Lang (25 ans)
Mademoiselle Calire-Marie Law de Lauriston-Boubers (24 ans)
Madame Lecrivain, née Marie-Louise Chirol (55 ans)
Madame Veuve le Goff, née Marguerite le Bourhis (73 ans)
Madame Veuve Lemaitre, née Elisa Guérin (49 ans)
Monsieur François-Jean Létard (16 ans)
Madame Lethimonnier, née Jeanne de Bridiers (47 ans), veuve en 1ères noce du baron d'esbeck
Monsieur Jacques Lethimonnier, son beau-fils
Madame Veuve Magnin, née Augustine-Louise Robert (69 ans)
Madame Veuve Maitre, née Albertine-Pétronille Dransard (67 ans)
Mademoiselle Madeleine-Eugénie Marsy-Robin (14 ans)
Madame Veuve Martin, née Eugénie Vigouroux (48 ans)
Mademoiselle Claudine Martin (50 ans)
Mademoiselle Jeanne Martin (40 ans)
Monsieur le Comte Jean-Albert-Marie de Maussion (46 ans), maire de Medavy (61)
Madame Irène Mendelssohn, née Rubinstein (41 ans)
Monsieur Jean-Victor Mendelssohn (17 ans), son fils
Mademoiselle Léonie-Désirée Michaut (28 ans), venue avec Melle Biraud
Madame Veuve Robert-André Michel, née Rose-Marie Ormond (24 ans)
Mademoiselle Jeanne Moisson (30 ans)
Mademoiselle Nicole Molitor (19 ans)
Madame la Comtesse Morand, née Marguerite-Marie-Thérèse Passant (49 ans)
Monsieur André Morisseau (68 ans)
Monsieur Léonce Mouchet (58 ans)
Madame Mouchet, née Julia-Marie-Sophie Lomone (54 ans) son épouse
Miss Emma Mullen (36 ans), américaine secrétaire du Lyceum Club
Mademoiselle Aline-Marie-Jenny Paumier (23 ans), amie de Melle Francière
Monsieur Emmanuel-Etienne Pealardy de la Neuville (76 ans)
Monsieur Auguste Peignier (20 ans)
Madame Pichard, née Marie-Louise Cléry (44 ans)
Madame Veuve Pierron, née Marie-Louise Clément (47 ans)
Madame Veuve Plou, née Paupert (56 ans)
Mademoiselle Andrée Plou (30 ans)
Mademoiselle Fernande Reichenbach (24 ans), venue avec de Mr Pealardy de la Neuville
Madame Henri Reymond, née Amalia-Candida-Joséfina Castaňon (51 ans)
Mademoiselle Adrienne Robillard le Peultre de Marigny (20 ans), camarade de pension de Melle Bastin
Mademoiselle Paule Robillard le Peultre de Marigny (16 ans), camarade de pension de Melle Bastin
Mademoiselle Maria-Conception Salgado (22 ans), espagnole, venue avec Melle Biraud
Madame Servoise, née Adolphine-Augustine Magniez (53 ans)
Mademoiselle Hélène Sonneck (28 ans)
Madame Veuve Strehler, née Hélène Rouar (81 ans)
Monsieur Henri-Paul-Octave Stroehlin (42 ans), Conseiller à la Légation de Suisse
Madame Stroehlin, née Hélène Montandon (41 ans), son épouse
Mademoiselle Edma-Henriette Thévenin (33 ans)
Mademoiselle Madeleine-Juliette-Eugénie Tiercelin (26 ans)
Madame Veuve Vorin, née Louise-Eugénie Huré (75 ans)
Miss Edith Waller (28 ans), anglaise
Madame la vicomtesse Xavier de Courville, née Renée-Valentine-Marcelle de Brauer (26 ans)
Mademoiselle Madeleine Zenzinoff (24 ans), nièce de madame Claudine Martin


Sources :
- Les Bombardements de Paris (1914-1918), par Jules Poirier, Payot, Paris,
- La passion de Saint-Gervais, récit du bombardement du Vendredi Saint 1918, par F. Martin-Ginouvier et Albert Savine, Roger Tricot, Paris, 1919,
- Le Livre d'Or des Victimes du Bombardement de l'église Saint-Gervais le vendredi Saint 29 mars 1918, par le baron de Coubertin,
- http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr/comprendre-et-approfondir/batailles/loffensive-allemande-du-printemps-1918-la-kaiserschlacht.html,
- http://fr.wikipedia.org/,
- http://gallica.bnf.fr/,
- http://ufacbagnolet.over-blog.com/64-index.html,
- http://www1.france-jeunes.net/lire-en-1918-la-grosse-bertha-bombarde-paris-11245.htm,
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Grosse_Bertha,
- http://html2.free.fr/canons/canparis.htm,
- Ca a commencé le 23 mars, une erreur historique vieille de 90 ans, par Gérard Hartmann,
- La Grosse Bertha des Parisiens, Historique d'une arme de légende, par Alain Huyon,
- Forum de discussion Pages 14-18.

Crédits photographiques :
- Photos Bernard Guinard,
- Les Bombardements de Paris (1914-1918), par Jules Poirier, Payot, Paris,
- La passion de Saint-Gervais, récit du bombardement du Vendredi Saint 1918, par F. Martin-Ginouvier et Albert Savine, Roger Tricot, Paris, 1919,
- http://gallica.bnf.fr/,
- http://fr.wikipedia.org/,
- http://lagrandeguerre.cultureforum.net/t31838-le-general-leman,
- http://html2.free.fr/canons/canparis.htm, 
- Le Pays de France du 18 avril 1918,
- Album de photos d'un artilleur.

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