Le Calvados


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le Calvados

Caractéristiques

Le Calvados était un navire trois-mâts à coque en bois. Sa capacité était de 400 passagers et 352 chevaux, répartis entre le Spardeck (92), le faux-pont (174), et la cale (96). Les chevaux étaient "logés" dans deux des faux-ponts, et disposaient chacun de 60cm de largeur d'espace vital.
Ce bateau fut construit par les chantiers navals de Lorient, où il fut mis sur cale le 26 avril 1856, avant d'être lancé le 14 août 1858. Il fut en service du 23 avril 1859 jusqu'à ce qu'il soit rayé des listes le 5 juin 1886.
Ses dimensions étaient de 79,40 x 12,92 (14,92 hors bouteilles) x 4,72 mètres. Il jaugeait 2750 tonneaux et pouvait filer à une vitesse de 9,8 nœuds, propulsé par une machine de 804 à 1074 chevaux qui nécessitait 250 tonnes de charbon. La voilure était de 1919 à 1985m². Son équipage était composé de 7 officiers et 258 hommes d'équipage. Le navire était armé de 4 canons de 12cm, d'1 canon de 4 de montagne pour les embarcations.

Historique

Le Calvados quitte Lorient le 25 avril 1859, affecté à des missions de transports en Méditerranée. Il appareille de Toulon  le 9 décembre 1859, avec 775 passagers, à destination de Singapour. On le retrouve ensuite en escale au Cap, le 1er mars 1860, puis en escale à Singapour du 16 au 22 avril 1860, avant de prendre la route de la Chine.
Le navire, alors sous les ordres du capitaine de frégate Riche, est au mouillage de Chusan le 27 décembre 1860, puisqu'il est enregistré le décès la veille à 18h00, de Pierre Marie Busson, originaire de Credin, dans le Morbihan, inscrit sur le rôle d'équipage sous le numéro 53639, en qulité de matelot de 3ème classe. Selon cet acte de décès, la Calvados est encore au mouillage en Chine, le 3 janvier 1861.
Le 10 novembre 1862, le navire quitte Aden, puis on le retrouve à Saint-Denis à la Réunion le 11 décembre 1862, avant son retour sur la métropole, à Cherbourg, le 12 mars 1863, date à laquelle il est désarmé.
Le Calvados est réarmé en 1866 et part pour le Mexique. Il appareille de Lorient le 5 janvier 1867, à destination de Veracruz, sous les ordres du capitaine de frégate SERVAL). Le 26 février 1867 il arrive au Mexique pour une mission d'évacuation de troupes. Il appareille le 26 février 1867 à destination de la France, embarquant 860 hommes (1 officier supérieur, 30 officiers subalternes et 829 hommes de troupe) et 12 chevaux. Il arrive à Cherbourg le 1er juillet 1867 et il est à nouveau désarmé.
Il est affecté au service des pénitenciers à Cherbourg et sert de prison-ponton du 29 mai au 13 juillet 1871, et sera remplacé par le Rhône, pour assurer le transport des déportés.
Du mois d'août 1870 au mois d'avril 1874, il effectue des voyages sur les côtes françaises.
Le 15 avril 1873, le navire est au mouillage de Brest. Le 10 mai 1873, il quitte Brest pour l'île d'Aix, avant de prendre la direction de Nouméa et Tahiti. Il est de retour à Brest le 25 mars 1874, date où il est placé en réserve de 2ème catégorie, et est placé en carénage.
Le 20 février 1879, il appareille de nouveau de Brest à destination de la Nouvelle-Calédonie, et est de retour à Toulon le 13 octobre 1879, avec à son bord les amnistiés de Nouméa.
Enfin en 1881, le calvados est aménagé pour le service des colonies de l'Atlantique, avant d'être rayé des listes le 5 juin 1886, puis détruit en 1887.  

6ème convoi de déportés 

Le Calvados se trouve au mouillage à Brest début mai 1873. Le 8, il embarque 382 déportés en provenance du fort de Quélern. Il lève l'encre le 10 en direction de l'île d'Aix, où il arrive en rade des Trousses le 12. Le navire est placé sous le commandement du capitaine de frégate Vial secondé par le lieutenant de vaisseau de Margery. L'état-major se compose de trois enseignes de vaisseau, un aide commissaire, un médecin de 2ème classe. L'équipage se compose de15 officiers marinier, 13 quartiers-maîtres et 97 matelots. A cette liste il faut rajouter un aumônier affecté au service du navire. Quatorze passagers prennent place à bord et sont nourris à la table de l'état-major, et  trois passagers sont classés comme émigrants. Outre ces passagers, le navire embarque une troupe constituée de 4 gendarmes, un adjudant et 17 militaires, auxquels s'ajoutent 18 surveillants et leur famille rejoignant leur poste en Nouvelle-Calédonie. Les femmes de surveillants sont au nombre de 8 et, selon une rumeur, ce que confirme apparemment leur "présentation", elles seraient issues d'une maison close de Brest. Elles auraient été épousées en toute hâte, pour se conformer à la publication d'une circulaire ministérielle précisant que les gardiens en partance pour la Nouvelle-Calédonie devaient être mariés.
Le "chargement" de déportés est composé de 99 condamnés en provenance du château d'Oléron dont 18, reconnus aptes par la commission médicale sont débarqués par les médecins de la Marine. Sur le contingent de Saint-Martin-de-Ré, 98 sont acceptés. L'ensemble de ce convoi se compose finalement de 560 déportés, un chanceux ayant échappé au départ. En effet, par télégramme expédié le 17 mai, le ministère de la Guerre ordre est donné au préfet de Charente-Inférieure de débarquer du Calvados le nommé Charles Etienne Petit-Huguenin, embarqué à Brest, dont la peine était commuée en détention. Ce dernier, au lieu de partir pour la Nouvelle-Calédonie sera donc incarcéré à Saint-Martin-de-Ré, en attente de son transfert sur Belle-Île-en-Mer.
Parmi les prisonniers de ce convoi, il y a Joannès Caton, condamné à la suite de l'insurrection de Saint-Etienne (42), qui a laissé de son périple des notes et souvenirs (Journal d'un déporté à l'île des Pins, par Joannès Caton, Editions France-Empire, Paris 1986), qui ont permis de retracer l'itinéraire de navire et d'en suivre les principaux événements.
Le 17 mai à deux heures du matin, les prisonniers sont réveillés à grands coups frappés sur la porte de la casemate où il ont passé la nuit, et ils empruntent le chemin qui va de la citadelle au port du château, sous le regard triste de quelques habitants, qui les regardent s'embarquer à bord des chaloupes qui doivent les emmener à bord de la Comète, aviso qui les attend à 200 mètres au large. Certains déportés entonnent Les Marins de la République et à 6 heures, les condamnés montent à bord de l'aviso. A huit heures débute l'embarquement à bord du Calvados.
Sur tous les navires transportant les déportés, les cages sont sensiblement les mêmes, bien que sur certains navires on puisse en modifier la capacité par déplacement des grilles. Celles du Calvados sont de 30 mètres de long sur 3 de large, et 2'20 de haut. La batterie dans laquelle se trouve Joannès Caton comporte 171 déportés. le "plat" où il se trouve est pratiquement resté le même depuis le départ du château. Sauf cas de force majeure, la ration sera composée de viande fraîche deux fois par semaine, les mercredi et dimanche, sardines ou fromage les vendredis, lard salé les autres jours. Tous les soirs, bouillon aux haricots, aux pois, ou aux fèves, bouillon au lard ou à la viande fraîche tous les matins, sauf le vendredi, biscuits et 1/8 de pain tous les jours. En ce qui concerne les boissons, café tous les matins à 6 heures, un quart de vin le midi et une boisson sucrée ou citronnée le reste de la journée. Rappelons que le plat est en principe de 10 prisonniers, dont le chef de plat effectue la découpe des morceaux de viande afin d'éviter les disputes et jalousies. Il désigne ensuite un déporté pour "regarder ailleurs" et désigner le destinataire de chaque morceau. Toujours d'après Joannès Caton, les lettres sont distribuées closes, et les hamacs sont mis en place à 18h00 et repliés après le "branle-bas" à 6h00.
Le 18 mai 1873, à 16H30, le grand voyage commence, annoncé aux prisonniers par un léger balancement du navire et la fermeture des hublots. Le lendemain le bateau se trouve en plein golfe de Gascogne et il navigue à la voile après que la machine ait été stoppée. Dans chaque cage sont disposées d'énormes bailles (sorte de baquet de bois plus large du fond que du haut, qui servait à des usages divers dans la marine à voile) qui vont se révéler très utiles aux prisonniers souffrant du mal de mer. Le lendemain 20 mai, le mal de mer ne touche plus personne, et le navire vogue à la vapeur. Le 21 mai, Joannès Caton se livre à un petit calcul d'où il ressort que, compte tenu du fait qu'il y a selon lui plus de 800 personnes à bord (en réalité 759 au total), et qu'à raison de 4 kilos de déchets et matières diverses par individu, plus de 3 tonnes de déchets divers sont rejetés en mer, soit par les sabords, soit par la cheminée. Du 22 au 29, notre stéphanois signale que le commandant s'est promené sur l pont, tout comme les officiers de l'artillerie et de l'infanterie de Marine qui sont en route pour prendre leur poste en Nouvelle-Calédonie ou Tahiti, et qui voyagent avec leur famille.
La différence est tellement énorme entre l'air respiré dans les batteries et celui du pont que la simple pensée qu'il va falloir réintégrer les cages après la promenade rend malade certains déportés. Il faut aussi compter avec les discussions politiques qui éclatent parmi eux, et dont certaines provoquent parfois des incidents, ce qui n'est pas étonnant compte tenu des conditions de voyage pour les prisonniers. Et vu que le navire ne file que 6 nœuds, le voyage risque d'être long ! Certains s'imaginent même que le Calvados va rebrousser chemin une fois arrivé à Dakar. Mais le temps ne change pas, la mer est "d'huile" et l'ont peu voir des marsouins qui suivent le navire. Un déporté cependant bénéficie d'un certain traitement de faveur. En effet un dénommé Vigeant, certainement un nom d'emprunt, donne de cours d'escrime aux officiers, ce qui lui permet de bénéficier plus longtemps que les autres de l'air du pont. Il est toutefois ramené dans sa cage une fois les leçons terminées. Il commence à faire réellement chaud et le ciel est vide de nuages. On aperçoit par tribord avant une montagne élevée, d'une étendue de 7 à 8 kilomètres, et où l'on distingue des plantations de vignes et de palmiers, ce qui doit être une des îles Canaries avec le pic de Ténériffe. En fin de journée du 29 mai, le vent étant tombé, c'est le calme plat, et le 30 la ration est composée d'une sardine en tout et pur tout, ce qui provoquent des cris et des quolibets à l'adresse du commandant.
Le 1er juin, et bien qu'elle soit encore loin, les déportés pensent que la ligne de l'équateur a été passée, car ils ont entendu les marins chanter et rire pendant la nuit, et des femmes ont été aspergées. Le 4 juin la mer est houleuse avec un fort vent de nord-est, et le Calvados, penchant sur tribord, file comme une flèche, mais dans la journée le vent mollit. Dans les cabines des officiers qui se trouvent près des cages les prisonniers voient des scènes insolites : Ils voient ainsi souvent la femme du docteur X flirtant avec les jeunes officiers, ce qui laisse Joannès Caton rêveur. Le 6 juin le Sénégal est en vue et, à 11 heures, le navire mouille près de l'île de Gorée, devant Dakar. Pour notre stéphanois, tout paraît brûlé par le soleil. des pirogues tournent autour du Calvados, leurs occupants quémandant quelques sous ou biscuits. Le pont est lavé à grande eau et, bien qu'ils en souffrent, les déportés reconnaissent que c'est une mesure d'hygiène, et on patauge dans l'eau pendant toute l'opération. On embarque des bœufs et du charbon. Des achats sont autorisés, sauf pour les fruits qui sont frappés d'interdits. Les batteries sont pleines de charbon et de poussière.
Le 8 juin, à toute vapeur, le Calvados quitte Dakar, provoquant une chaleur étouffante dans les batteries. Heureusement que la mer est calme, ce qui permet l'ouverture des sabords. La batterie basse est située à cinquante centimètres à peine au dessus du niveau de l'eau. Le lendemain le vent est fort, et le navire file vite. On peut voir des poissons-volant. Le déporté Budaille est mis aux fers pour avoir protesté à propos de la nourriture. Un nommé Joseph Artaud vient de décéder, et son corps est jeté à la mer; Il avait été admis à l'infirmerie dès son arrivée à bord, bien que la commission médicale l'avait classé "apte". Cet homme était né le 27 novembre 1830 à Paris, où il demeurait. C'était un ancien sous-officier, marié, père d'un enfant, qui travaillait comme employé de commerce et qui, engagé volontaire en 1870, avait été condamné à la déportation simple suite à l'insurrection.
La vermine commence à faire son apparition, et il devient difficile de tenir le linge propre. Certains font leur vaisselle avec plus ou moins de soin; Le navire embarque de l'eau par les sabords. Les discussions politiques continuent, les bourgeois s'opposant aux ouvriers. Les matelots, pour s'assurer qu'aucune tentative d'évasion n'est en cours, donnent de violents coups de marteau sur les barreaux des cages. Des déportés chantent dans la batterie avant. Côté nourriture, le bœuf sénégalais ne paraît pas fameux, et il y a beaucoup de "rabiot" dans les plats. Comme chaque matin à 8 heures, les surveillants demandent qui veut passer la visite, et une trentaine de déportés attendent pratiquement sans surveillance. Cette situation donne des idées de soulèvement pour s'emparer du navire, mais les bavardages éventent vite ce projet. Le 15 juin, au cours de la promenade, on entend l'enseigne de vaisseau Ténard pousser des cris et appeler les surveillants. Un déporté est en effet est en train de se pendre dans la "poulaine" (les toilettes). Après avoir examiné le déporté, le major, constatant un dérèglement mental, autorise celui-ci à circuler sur le point comme les convalescents. L'infirmerie est maintenant sur ses gardes et n'accepte plus que 15 consultants à la fois. Le 18 juin, notre stéphanois Caton, faisant preuve d'astuce, se fait passer pour le "dépendu" et pense profiter de sa liberté relative pour s'évader.
Le 4 juillet, à hauteur du tropique du Capricorne, les alizés soufflent très au nord. Depuis 4 jours c'est le calme plat et le navire peine à avancer. L'équipage du navire en profite pour pêcher le requin et se baigner, protégé par des filets. A partir du 5 juillet, le navire n'avance plus qu'en louvoyant et la vitesse ne dépasse pas 4 nœuds. Le roulis est cependant effrayant, ce qui occasionne des nuits blanches. Couchés à 8 de front, les déportés s'écrasent les uns contre les autres. Il y a 30 jours que l'on a quitté le Sénégal et on est encore loin de Santa-Catarina. Le 10 juillet, on voit des cachalots qui suivent le navire et, depuis la veille, le vent souffle en tempête. Toutes les voiles sont carguées, mais on file tout de même 7 nœuds. Un humier et une goëlette sont cependant hissés afin de ne pas être entraîné vers la côte. Le 14 juillet à 2h30, on mouille l'ancre devant Santa-Catarina, mais le temps sombre empêche de voir les côtes brésiliennes. On distingue cependant un petit fort à travers la brume. Le Var, qui a fait escale quelques jours avant a connu trois évasions. Des mesures de sécurité sont donc prises et la nuit, les chaloupes tournent autour du navire pour dissuader déportés de s'évader, et parer à toute tentative. La journée, des bœufs sont embarqués et des marchands d'oranges s'approchent du bord. Le commandant fait une surprise aux prisonniers, "échangeant" les économies faites sur les biscuits contre un bateau complet du fruit, soit 1700 oranges !
Le 28 juillet, après 14 jours d'escale, le Calvados lève l'ancre, quittant Santa-Catarina à petite vitesse, à la vapeur, en suivant les indications de la sonde. Le soleil est magnifique et, à 16heures, on ne voit plus les côtes du Brésil. Le 30 juillet, un matelot est décédé et son corps est jeté à la mer, lesté d'un boulet. Le 31 juillet, le navire vogue rapidement. On commence à voir des frégates et des albatros. Le 2 août, le froid commence à se faire sentir et la vitesse diminue. Le 9 août un banc de glace est en vue. Le vent devient violent et la neige se mêle à la pluie. Des bœufs ont les pattes cassées et d'autres crèvent. Il faut les jeter par dessus bord. Le commandant ordonne un distribution de tafia mélangé au thé. Le 21 août la tempête sévissant depuis plusieurs jours semble se calmer. Le 23 août le mauvais temps est de retour, avec un ciel noir. On tire des fusées et on actionne la cloche de brume au son lugubre, tous les quarts d'heure. La distribution de tafia, interrompue depuis deux jours est reprise sur ordre du médecin, et il ne reste plus qu'un seul bœuf, les autres étant mort d'épuisement.
Le 1er septembre, alors que la tempête a repris depuis quelques jours, le Calvados se trouve à environ 800 milles marins au nord-est des îles Kerguelen, dans les mers australes, et il gèle sur le pont. Le roulis et le verglas empêchent tout déplacement et des vagues de quarante mètres (selon Joannès Caton), plus hautes que les mats déferlent sur le pont. Les déportés, malmenés depuis un mois sont à bout de forces. La nourriture est devenue immangeable et la plupart restent prostrés dans leur coin. Ceux qui essayent d'installer leur hamac sont menacés du cachot. Le 13 septembre, le Calvados navigue entre les 40ème et 50ème parallèles, très au sud de l'Australie, ayant déjà parcouru 2600 milles marins en plus de 50 jours. Le gros persistant depuis le 8 est remplacé par un calme plat. Le 18 septembre, le cap est mis sur Nouméa. Les vergues d'artimon, de cacatois et de perroquet ont été brisées. Le soir, la terre de Van Diémen en Tasmanie, est en vue. Le 24 septembre, le Calvados croise la Loire qui revient de Nouvelle-Calédonie, et dans la nuit, à 4h00, une étoile est confondue avec un phare.
Le 27 septembre 1873, alors que le navire vogue vent debout, à 13h00, une vigie signale la terre. A 19h00 le Calvados mouille entre Nouméa et l'île Nou. Le 28 à 12h00, il quitte son mouillage pour s'ancrer en rade. Le grand voyage est maintenant terminé, après 132 jours de mer, pendant lequel 800 lettres de déportés ont été expédiées.
Le retour vers la France se fera par Tahiti et le 20ème parallèle, avant de prendre la route du cap Horn, avec escale à Sainte-Hélène. Le calvados arrivera à Brest le 22 mars 1874.

Itinéraire suivi par le Calvados

Dossier CAOM 

Le dossier du calvados conservé au Centre des Archives d'Outre-Mer à Aix-en-Provence (13) contenait 26  pièces différentes non classées par ordre de date ou autre: 

1- Note pour la Direction des Colonies du 27 mai 1873 (page 1),

2- Liste nominative des condamnés à la déportation détenus au Dépôt de déportés de Saint Martin de Ré, et reconnus, par la Commission de visite désignée par M. le Préfet maritime de Rochefort, aptes, sous le rapport de la santé, à faire la traversée de la Nouvelle Calédonie. (page 1, page 2, page 3, page 4),

3- Liste nominative des Condamnés à la déportation détenus au Dépôt du Château d'Oléron, et reconnus par la Commission de Visite désignée par M. le Préfet Maritime à Rochefort, aptes sous le rapport de la santé à aire la traversée de la Nouvelle Calédonie (page1, page 2, page 3),

4- Liste nominative éventuelle des condamnés à la déportation, détenus au dépôt de Saint Martin de Ré, reconnus par la Commission de visite désigné par M. le Préfet maritime de Rochefort, aptes sous le rapport de la santé, à faire la traversée de la Nouvelle-Calédonie, en cas de besoin (page1),

5- Liste nominative des Condamnés à la déportation détenus au Dépôt du château d'Oléron et non reconnus par la Commission de Visite désignée par M. le Préfet Maritime aptes sous le rapport de la santé à faire la traversée de la Nouvelle Calédonie (page 1, page 2),

6- Transport à hélice le Calvados Commandé par Mr Vial, Capitaine de régate - Liste des Condamnés que la Commission a jugés inaptes à faire la campagne (page 1),

7- Extrait d'un rapport de Mr le commandant du Calvados du 2 avril 1874 (page 1),

8- Note sur papier libre annonçant l'arrivée à Brest du Calvados le 22 mars 1874 (page 1),

9- Extrait d'un rapport de Mr le Capitaine de Frégate, Commandant le Calvados du 24 décembre 1873 (page 1, page 2),

10- Transmission du rapport du médecin-major du Calvados et du chef du Service de Santé de Nouméa sur l'état sanitaire des déportés arrivés par ce navire (page 1, page 2),

11- Etat sanitaire des détenus pendant la traversée et à l'arrivée à Nouméa du 29 septembre 1873 (page1),

12- Rapport sur l'état sanitaire des déportés embarqués sur le transport le Calvados et arrivés en Nouvelle-Calédonie le 28 septembre 1873 (page 1),

13- Arrivée du Transport le Calvados, débarquement du contingent de déportés, Situation générale de la déportation du 8 octobre 1873 (page 1, page 2, page 3),

14- Accusé de réception du 20 janvier 1874 d'une lettre annonçant l'arrivée du Calvados à Nouméa (page 1),

15- Copie d'un rapport d'arrivée du Calvados en Nouvelle-Calédonie du 1er octobre 1873 (page 1, page 2),

16- Extrait d'un rapport de M. le Capitaine de Frégate, Commandant le Calvados du 24 décembre 1873 (page 1),

17- Copie d'un rapport du Médecin-Major sur l'état sanitaire des surveillants et de leurs familles du 29 septembre 1873 (page 1, page 2),

18- Note sur le voyage du Calvados (Ste Catherine) (page 1, page 2),

19- Télégramme du Gouverneur de Nouméa du 27 septembre (1873 ?) (page 1),

20- Copie d'une lettre du capitaine de frégate Vial au ministre de la Marine du 21 juillet 1873 (page 1),

21- Lettre du Consulat de France au Brésil au ministre de la Marine du 23 juillet 1873 (page 1, page 2, page 3,)

22- Brouillon de note du 9 avril (1873 ?) (page 1),

23- Note sur papier libre annonçant le départ du Calvados le 18 mai 1873 (page 1),

24- Note pour le Cabinet du Ministre du 26 mai 1873 (page 1),

25- Note sur papier libre concernant RICHARD et sa femme du 18 mai 1873 (page 1),

26- Note pour la Direction des Colonies du 17 mai 1873 (page 1, page 2).

Liste des condamnés à la déportation en enceinte fortifiée : François ALLEMANE, Pierre Joseph ALVIN, Gabriel Antoine ANGELIAUME, Jean ASTOLFI, Eugène Auguste AUMONT, Eugène Pierre BACHELIER, François Isidore BARON, Florent Jacques BARTHELEMY, Ferdinand Jean BEAUMONT, Jacques BERNADOU, Paul François Stanislas BERNARD, Honoré Antoine BEZIER, Jules BISSET, Louis Joseph BIZET, Aimé Joseph BOISSON, Edme Jean René BONFILS, Charles Alexandre Paulain BONOUVRIER, Jean-Louis BONTE, Jules Alphonse BOULABERT, Jean Hippolyte BOULET, Jean-Baptiste BRUCHET, Henri BRUNSWICK, Pierre Antoine Théophore BUDAILLE, François CAGNEAUX, Emile Xavier CAIGNARD dit GARNECOT, Jean CAMBON, Jean dit Joannès CATON, Antoine CHARLET, Charles Félix CHARLOT, Joseph Charles CHICANOT, André CHOTAIN, Louis-Joseph COLLIN-DELACROIX, Adolphe COLLOT, Pierre André CREPINET, Lucien DABOVILLE, Arthur Oscar Gustave Joseph DAMAREY (ou DAMEREY), François DANAT, Arsène François DANIERE, Isidore Théodore DAVID, Léopold DELANDE, Joseph Pierre Marie DELAVILLE-LEROUX, François Emile DEMOULIN, Louis DIETEL, Isidore Edmond DOUBLET, Eugène DURAND, Emile Nicolas DUTIL, Armand Satyre DUVAUX, Jean-Baptiste ELACHE,  Jean-Baptiste Charles ELOUIS, Edmond Théodore EVE, Antoine FABRE, Hubert FASSYN, Jules FERLET, François Elysée FINOT, Charles FRAIZIER, Pierre FRIOT, Etienne Emile GAIGE dit Maître Jacques, Henri Paul GARNIER, Charles Victor Amédée GAUDIER, Pierre GENDRAUD, Jules César GENET, Jean GEROME, Lazare Hippolyte GRANDJEAN, Alfred Nicolas GRAPIN dit Chauffe-tes-pattes", Léon Aimable GRIS, Philippe Alexandre GUAY (ou GAY), François Alphonse HATTIER dit Moreau, Mathias HINGELDINGER (ou INGELDINGER), Jean TOUSSAINT, Pierre JOULIN, Ernest Auguste LAPRE, Louis Achille LECUYER, Charles François LECOINTE, Louis Eugène LEFEBVRE, Louis Victor LEGROS, Alfred Maximin LELONG, Eugène Louis LEPAGE, Léopold Louis LEPREUX, François LHEUREUX, Pierre Louis Alexis LIMOUSIN, Jean MAHIET, Théodore Désiré MALEZY, Joseph MARTIN, François Xavier MARQUENIES, Pierre Adolphe MERCIER, Henri MERLE, Louis Emile Auguste MEURIOT, Simon MICHEL dit Lucien, Arthur Jean-Baptiste MINERY, Yves François MORVAN, Léonard MOUNIER, Charles Auguste MULLER, Edmond François OLIVIER, Charles ORCEL, Emile OZIER, Albert Joseph Maximilien PAGNON, Auguste Martin PARISEL (ou PARIZEL), Louis Alexandre PAYEN, Jean Anatole PENAULT, Antoine Alexandre PELLEGRIN, Joseph PERIGORD, Jules Auguste PEYRUSSET, Alexandre Désiré PICHARD, Désiré Albert PIERRET, Joseph Abel PIERRON, Emile Jean-Baptiste PIGERRE, Eugène Joseph PIFFAULT, Jean-Baptiste Emile PILLER, Ernest Jules PLATRIER, Jean-Baptiste PORTEFAIX, Léon Edouard POSTEL, Edouard Victor POTIGNY, Adolphe Antoine François POTONIER, Pierre Louis POTRIQUET, Jules Armand POUSSIN, Jules Constant Désiré QUESNOT, Jacques RACAUD, Auguste RAGOT, Etienne Stéphane REDOUTET, Alexandre Jules ROGER, Elie Frédéric ROUSSE, Louis Paul SARRAZIN, Jean SAUMONT, Pierre SAVOURE (ou SAVOURET), Bernard TESTOT dit Clermont ou Clément, Achille THENARD, Antoine Auguste TREMOLIERES, Jean VEDRINE, Bruno VERSPEELT (ou VERSPALT), Claude Camille VINCENOT, Jean Etienne VINCENOT, Eugène Adolphe Gédéon VOISIN, Edouard Jean-Marie WARNIER.

Liste des condamnés à la déportation simple : Jean Henri ALMAIRAC (ou ALMAYRAC), Pierre Denis ALONGE, Just AMET, Léon Philippe Auguste ANDURAND-DEGUIS, François ANER, Joseph Narcisse ANSART, Auguste ARNAUD, Jules AUBOURG, Marie Louis AUDIBERT, Alphonse BAILEY, Léon Emile BARILLET, Ferdinand Antoine BARON, Jean BASSOT, Marc BEDUE, Pierre BELIN, Louis BELLET, Nicolas Ambroise BENIER, Paul Edouard BENOIT, Denis Alexandre BENTRE, Louis BERNOT, Joseph BERTHE, Louis BERTHOD, Eugène François BESTETTI, Pierre louis BINET, Jean Alexandre BLANC, Adrien Louis BLANPIN (ou BLAMPIN), Alfred Edouard BLIN, Benoît Aimé BLOQUEL, Joseph BLUTEAU, Benoît Joseph BOCQUILLON, François Victor BODIN, Jean-Baptiste BOEUF, Louis BOLONSKI (ou BOLOSKI), Abel louis BONEL, Félix Eugène BONICHON, François Marie BONNARD, Ernest Eugène Jules BONNEAU, Jacques BORELLA, Eugène Joseph BOUDIN, Auguste BOUDRILLE, Jean François Alphonse BOUGAULT, Auguste BOULANT, Joseph BOULAY, Antoine Joseph BOURLET, Louis François BOURLIER, César (ou Robert) Joseph BOURLON, Justin Marie Joseph BOURDUART, Auguste François Blaise (ou Alain) BOUSQUET, Louis Jules BOUVIER, Alphonse BREUIL, Louis Anatole Augustin BRUNO, Dominique Maurice (ou Henri) BUFFO, Antoine BUGIS, Auguste BUISSEDE, Emile (ou Antoine ou Henri ?) Joseph (ou François ?) BUTTON (ou BUTON), Eugène Théophile CABOCHE, Théophile Jean CACOT, Jules Emile Eugène CALAIS, François CARISSIME, Eugène Claude CARLE, Claude François CARON, Charles CARPENTIER, Jean Charles Chrisostome CAVENEL, Louis CELIN, Lucien (ou Louis) CHAMOUX, Antoine Louis Théodore CHALUMEAU, Victor Augustin CHARDON, Etienne Gabriel CHARLES, Victor Antoine CHARMA, Charles CHARNEAU, Charles CHASTAING, Pierre Paul CHASTEL, Joseph Alexis CHENOZ, Jean Etienne CHEVALIER, Louis CHEVREUIL, Louis CHRETIEN, Eloi Louis Prosper CLEMENT, Jean COCHARD, Romain Julien François COLIN, Pierre Louis COLLON, Albert COLNET, Louis COLSON, Pierre CONSTANT, Charles CONTAL, Auguste désiré COULOM (ou COULON), Aimable CROIZET, François Alexandre CUSSEY, Jean François Ernest DAGES, Gaston DAVAINE, Ernest Guillaume DAVID, Joseph Modeste DEARE, Félix Isidore DEBRAY, Jean-Baptiste Alexis DECHAND, Joseph DELACOTE, Octave François DELAIR, Victor DELAITRE, Charles Edouard DELAPLACE, Séraphin DELARUE, Louis Joseph Alexandre DELCROS, Antoine Jean DELER, Henri Eugène DELHORBE, Victor Charles DELMAS, Jean DELVERT, Charles DELRUE, Philippe DEMANGE, Pierre Philippe DEMAZEAU, Eugène Frédéric Hubert DEPOST, Denis Pierre DESCHARREAUX, Joseph Eugène DESFONTAINES, Etienne Adolphe DESFOURNEAUX, Sylvain DESJOIE, Georges François DESLIN, Emile Joseph DESPLECHIN, Sylvain DESPLOBENS, Jules François Marie DESTERAC, Félicien DEVAIS, Louis Marie d'HERSIGNERIE, Charles Adrien Joseph DIDELOT, Louis Jules DIDIER, François DIEUDONNE, Léonard Aimé DODON, Ernest Hilaire DORMIER, Jules César DRUENNE, Edme Juste DUBOISY, Louis Victor DECHAUFFOUR, Léon Marie DUCHAUSSOY, Louis DUCROZ, Louis Eugène DUMENIL, Léon Sodony DUPOTY, Hippolyte Noël DUVAY, Marc ACKEMBERGER (ou ECKENBERGER), Xavier ENTNER, Charles FAILLIE, Charles Joseph FALCINI, Nicolas Dominique FALTOT, Jean FAUGERE, Jean-Marie Désiré FAUVEL, Jean FAVIER, Jean-Baptiste FENIN, Alfred Joseph FERLAT, Henri FIECHTER, Daniel Jean FORESTEAU, Henri Célestin FORRIENT dit Charles, Xavier FORTIN, Eugène FOURNIER, Jean-Louis FRAYSSINET, Louis FREYSSINIER, Jean-Baptiste GAILLARD, Auguste Emile GALICHET, Auguste Antoine GALLOIS, Henri Jean-Baptiste GAMAIN, Jean GANNE, Benoît Joseph GANTIER, Joseph GARAND, Claude Maurice GARCON, Alexandre François GATE, Nicolas Paul GAUTHEROT, Pascal GAUTRON, Simon Jean GAZET, Justin Antoine GERBEAU, Antoine GERMAIN, Octave Edouard Alfred GERVOIS, Joseph GILBERT, Jean GILIBERT, Achille GILLOT, Théodore François GIRAUD, André GIVOQUE, Louis Célestin GOBERVILLE, Emile GOETSCHY (ou GOEDSCHY, ou GOEDSICHY), Henri Joseph GORRE, Eugène Pascal GOUFFE, Hector-Napoléon GOULLIER-DELINIERES, Clément Henri Augustin GOUPIL, Paul Ambroise Alfred GOUSSELOT, Claude Antoine GRANDEMANGE, Emile GRANGE, Adolphe Timothée GRAUX, Pierre Gustave GRETIN, Ernest Jacques GRILLOT, Félix GROSJEAN, Jules GUILERT, Nicolas GUILLAUME, Alexandre GUILLOT, Eugène Jean GUIMARD, Paul Pierre Charles GUVIN, Jean-Baptiste HACKSPILLE, Pierre HAGUAIS, Charles Emile HARASSE, Ernest HARENGER, Joseph HATON, Dominique HAUER, Charles HAUGER, Gauderique HELLY, Etienne HEMERLING, Gustave Jean-Baptiste HEMON, Paul HENRY, Victor HOUSSEAU, Henri Ferdinand HOUZELOT, Charles HUDOT, Ferdinand Victor HUET, Benjamin Lazare ISRAEL, Auguste Louis JACQUIN, Henry Achille JAMBART, Octave JAMET, Marius JANIN dit Auguste, Joseph Antoine JEAN dit Philippe, Alexandre JOBEY, Eugène Hippolyte JOINEAU, Jean-Baptiste JONNART, Joseph Adolphe JOUART, Ferdinand JOUBAULT, Ferdinand JUVERNAT, Jean François KIRSCH, Eugène Louis KRAFT, Antoine Eugène LABILLE, Eugène Frédéric LACAILLE, Joseph LACOSTE, Emile Nicolas LAFENAUX, Alfred LAIGNELET, Philippe Eugène LANGLASSE, Gustave Jean LANSON, Théodore Alexandre LARQUET, François LASNIER, Clovis Louis LASSAIGNE, Jean-Baptiste Jules LATOURTE, Jean LAURENT, Pierre LAURENT, Pierre LAURENT, Charles François LEAUDAIS, Frédéric Pierre LEBOISSET, Louis Gabriel LECLAND, Joseph Amédée LECLERCQ, Victor Jacques LECESNE, François LEFEVRE, Victor Hyacinthe LEGAGNEUX, Yves Charles LEGORREC, Auguste Léon LEGRAND, Nicolas Sévère LEGRAND, Pierre LEGRAND, Félix LEGUAY (ou LEGAY), Joseph Marie LEHENANT, Auguste LELOGEAIS, Louis Alfred LELONG, François Sylvain LEMERCIER, Eugène Jules (?) Philippe (?) LENOBLE, Adolphe Edmond Eugène LENOIR, Jean-Jacques LEPRINCE, Louis Alfred LEROUX, Alphonse LEROY, Jean LEROY, Jean Victor LESOURD, Jules LESUEUR, Jean Marie LHOMME, Michel Arsène LIGER, Théodore Félix LIMEUL, Jules Julien LITTRE, Jean LOOTENS (ou LEOTENS), François LORIMIER, Victor LOUIS, Jean Etienne MABILAT, Michel Vincent François MACE, Joseph MAFFRAND, Jules Nicolas MAGINOT, Jules Alexis MAINTENANT, Adrien Henri MALASSAGNE, François Théodore (ou Damien) MALOU, Edouard Joseph MARCEAUX, Auguste MARCOUR, Valentin Ferdinand MARILLIER, Jean Hugues MARMORAT, Sébastien MARGUERIE, Félix MARQUOT, Louis Jules MARRE, Lucien Gabriel MARTIN, Isidore MARTIN, Romain François MARTIN, Eugène MARY, Louis Désiré MASSARD, Joseph Achille MASSET, Louis MATHEROT, Jean-Bertrand MAUREL, André Eugène MAZIAU, Ernest MELIN, Jean Adolphe MELIN, Victor MENESSON, Emile Joseph MICHEL, Louis Antoine MIDY, Jean François MIGNOT, Pierre Antoine MILAN, Alphonse MILLET, Louis MILON, Joseph Adolphe MINOR, Auguste Jacques MISSIER, Antoine Alexandre MOGIN, Jean Alexis MOHR, Louis Gustave Augustin MONY, Charles MONDELET, Pierre MORGENTHALLER, François MORILLON, Léon MORLAIX, Mathias MOULIN, Joseph Henri MOUZON, Philibert NARDY, Charles NARDY, Constant NICOLAS, Théophile Henri NININ, Ernest NOEL, Pierre François NOUVEL, Ferdinand OBERLE, Ferdinand OKOLOWICZ, Justin ORPHIN, Pierre Adrien OURY, Alfred François OUSTER, Victor PAPIER, Pierre Auguste PARIS, Alfred Louis PARQUET, René PATRY, Augustin Irénée PAVA, Charles Célestin PELLETIER, Antoine Henri PENOT, François Amédée PERILLAT, Edmond Emilien PEROT, Jean PERRET, Jean-Baptiste PERRIN, Jean-Baptiste Antoine (?) PERRIN, Jean Claude PESSAUD, Alfred Rémi PETIT, Lucien Léon PETIT dit Lavigne, Léonard PETIT, Pierre Edme PETIT, Félix PHILIPPE, Clodomir PIAT, Charles Victor PICARD, Louis Augustin PICARD, Pierre PICARD, Louis Prosper Joseph PICHARD, Edme Marie Jean PICHONNEAU, Eugène PIETON, Jean Antoine (ou Joseph) PIFFERINI, François Eugène PILLON, Hippolyte Justin René PIQUE, Jean François Alexandre PITOLET, Pierre René Charles POHU, Félix POIRET, Marie Pierre Léonce Victor Alexandre POIRIER, Henri POIRSON, Charles PONTILLON, Charles Joseph Antoine PONZIO dit Tabarini, Etienne PORTAL, Louis Augustin PORTEJOIE, Jean Marie POTHIN, Eugène POTON, Joseph (ou Louis) POULAIN, Emile Paul PREAU, Charles PREVOST (ou PREVOT), Jules PREVOST, Joseph Antoine PREVRE, Henri Palmyre PRINCE, Pierre PRUDON, Sylvain PRUGNAT, Charles Emile PRUNTHAULT, Philippe Joseph QUENELLE, Louis RAINAUD (ou REYNAUD), Eugène RAMELLI (ou RAMELI), Louis Joseph Gustave RAVIN, Jean Antoine Victor REGLAT, Ernest Louis Frédéric REICH, Eugène Adolphe REMONT, Jules Antoine REMY, Louis REYMOND, Jean Nicolas RICHIT dit Edmond, Henri REIS, Alexandre RIGAULT, Jean-Marie Baptiste (ou Jean-Baptiste Marie) RIVIERE, Gabriel ROBERT, Edmond (ou Edouard) Louis (ou Léon) ROCH, Louis Guillaume ROCQUE, Augustin (ou Auguste) Joseph ROGIER, Louis Ernest ROLLET, Aimé Joseph Clovis ROUSSEAUX, Arthur Victor ROUSSEL, Léonce ROUSSET, Jules SALE, Alfred Paul SANTERRE, Hippolyte Jules SAUVE, Eugène SCHNEIDER, Pierre SELIS, Guillaume SERVEAU, Sylvain SIGONNAUD (ou SIGONNEAU), Gustave SIMON, Jules Eymard (ou Aymard) SINGLA, Charles Joseph SOLAIN, Arsène Florentin SOMMERET, Pierre Antoine SOUDANT, Jules Armand SOULAS, Pierre SOULIER, Joseph SOURLIER, Louis Lazare SUZIAU, Victor Joseph TABARY, Victor Eugène THEVENIN, Paul Pierre THEVENOT, Auguste Louis THOMAS, Emile TIEN, Armand Joseph TIRMACHE (ou TIRMARCHE), Joseph Constantin TONNET, François TOULZE (ou TOULZ), Louis Jean TOURDES, Louis Antoine TOUZET, François Casimir TRASBOT, Charles Frédéric TROYON, Germain François TULASNE, Victor Louis Joseph TURC, Jean Jules Baptiste TURREL (ou TUREL), Jean Victor TURPLIN, Alexandre VAAST, Emile VERHAEGUE (ou VERHAEGHE), Pierre VIANT, Louis Marie VIGNET, Antoine Gustave VILLETTE (ou VILETTE), Hippolyte Pierre VILLETTE, Adolphe Gédéon VITTECOQ, Nicolas WEERT (ou WEBER), Christophe WILTZIUS, Joseph WIRTZ, Léon Charles WOLF (ou WOLFF).

Pour tout renseignement concernant ces prisonniers, vous pouvez me contacter (ici). Les photos des Communards utilisées dans cet article proviennent du site http://digital.library.northwestern.edu, avec l'aimable autorisation du webmestre du site pour leur utilisation ici. Les photos présentées correspondent en principe aux personnages, mais une erreur d'identification est toujours possible.


11ème convoi de déportés 

Le 5 septembre 1874, le Calvados reprendra la mer depuis l'île d'Aix, à destination de la Nouvelle-Calédonie. A son bord il y aura 62 arabes, dont trois d'entre eux mourront en mer. Ce 11ème convoi arrivera à Nouméa le 18 janvier 1875 après 135 jours de mer.


Rapatriements 

Rappelons qu'un décret du 15 janvier 1879 avait accordé une remise de peine à 1750 déportés, graciés ou commués, dont 85 % de déportés simple et 15 % de déportés en enceinte fortifiée. Ainsi 2225 déportés étaient classés "rapatriable", et l'ordre d'embarquement pour eux fut transmis au Gouverneur de la Nouvelle-Calédonie par une note du ministère de la Marine en date du 21 janvier. Une loi d'amnistie du 3 mars 1879 venait compléter ces premières dispositions, mais cette amnistie partielle ne s'appliquait qu'aux condamnés pour faits relatifs aux insurrections de 1871, et tous les condamnés pour crimes et délits relatifs à des faits politiques qui ont été ou seront libérés, ou qui ont été ou seront graciés par le Président de la République dans le délai de trois mois après la promulgation de la loi

Le Calvados quitte donc Nouméa le 29 juin 1879, fait escale à l'île des Pins, puis se dirige sur la France avec à son bord 410 déportés ou commués. Il arrivera à Port-Vendres le 11 octobre 1879, et le 13 à Toulon.

Sources :

- Déportés et forçats de la Commune : de Belleville à Nouméa, par Roger Pérennès, Nantes, Ouest Editions, 1991.
- Site Internet http://dossiersmarine.free.fr:fs.html.
- Dossiers des navires au Centre des Archives d'Outre-Mer à Aix-en-Provence, série H30.
- Journal d'un déporté à l'île des Pins, par Joannès Caton, Editions France-Empire, Paris 1986.

Crédits photographiques :

- Déportés et forçats de la Commune : de Belleville à Nouméa, par Roger Pérennès, Nantes, Ouest Editions, 1991.
- Numérisations archives par Bernard Guinard.
- Photos envoyées par Claude Millé.
- Photo de Joannès Caton provenant du site de Bernard Rivatton : http://foreziens-en-caledonie.perso.sfr/caton0.htm.
- Photo d'Henri Ferdinand Houzelot envoyée par Thierry Houzelot et numérisée par Bernard Morize.
- Courriels de Gwenaël Robic du 7 au 16 avril 2016.

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