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FIALIN de PERSIGNY Jean Gilbert Victor
Député, ministre de l'Intérieur, ambassadeur - Comte puis duc de Persigny, Grand Croix de la Légion d'honneur (Biographie)

Naissance : 11 janvier 1808 à Saint-Germain-Lespinasse 42
Décès : 12 janvier 1872 à Nice 06 à l'hôtel de Luxembourg, Promenade des Anglais
Déclaration faite le lendemain à 15h00, par Jacques Auguste Henri, de LAIRE d'ESPAGNY, vicomte, âgé de 40 ans, propriétaire domicilié à Saint-Jérand-le-Puy (Allier), cousin du défunt, et Eugène Georges Henri Célest STOFFEL, âgé de 51 ans, colonel d'artillerie, domicilié à Paris (Seine), non parent du défunt, qui ont signé.
Inhumation : 12 août 1872 à Saint-Germain-Lespinasse 42

Père : FIALIN Antoine Henri Louis Marie ( 1777 - 1810 )
Mère : GIRARD de CHARBONNIÈRES Anne Marie ( 1771 - 1843 )

Union : NEY de LA MOSKOWA Albine Maria Napoléone Eglé ( 1832 - 1890 )
Contrat de mariage : 17 mai 1852 à Paris 75 Maître DAGUIN, notaire à Paris
Mariage : 27 mai 1852 à Paris 75 en l'Hôtel de la mairie du Ier arrondissement (ancien) ( Source )
Furent témoins Armand Jacques LEROY de SAINT-ARNAUD, général de division, ministre de la Guerre, 47 ans, domicilié au ministère de la Guerre, Etienne Félix LAMI, marquis TURGOT, ministre des Affaires Etrangères, 55 ans, domicilé au ministère des Affaires Etyrangères, Marie Louis Jules d'Y de RESIGNY, général de brigade, 68 ans, domicilé Cité Adiot, -, Edgard Henri Napoléon, comte Ney, colonel de cavalerie, aide de camp du Prince-Président, 40 ans, domicilé rue Montaigne, 13, oncle de l'épouse, qui signent.
Mariage religieux : 29 mai 1852 à Paris 75 chapelle de l'Elysée
Registres de Saint-Philippe du Roule, acte n° 66.

Enfants : FIALIN Marie Magdeleine Lyonnette ( 1853 - 1880 )
FIALIN Jean Michel Napoléon ( 1855 - 1885 )
FIALIN de PERSIGNY Marie Eugénie Caroline Victoria ( 1857 - 1909 )
FIALIN Marie Marguerite Eglé ( 1861 - 1916 )
FIALIN Anne Albine Marie Thérèse Victoria ( 1868 - 1898 )

Note individuelle :
Victor FIALIN se titra lui-même "comte", seul son titre de duc, donné par l'empereur, fut régulier. Les FIALIN descendait d'une longue lignée d'honorables bouchers, selliers ou hôte, devenus notaires et procureurs du Comté de Crémeaux.
La généalogie donné en 1867 par RIVOIRE de LA BATIE dans son Armorial de Dauphiné, sans dates ni lieux exacts, ne peut être considérée comme sérieuse, bien qu'elle remonte à un certain "noble Jacques FIALIN, seigneur de Saint-Michel, nommé châtelain de Vif le 16 juillet 1414". (La bibliothèque de Roanne conserve des lettres de collaborateurs à l'Armorial, précisant comment l'auteur principal manipulait les textes).
La généalogie des FIALIN a fait l'objet, en 1882, d'un document déposé à la Bibliothèque Municipale de Roanne. Après vérification, il comporte une erreur de filiation concernant Jehan FIALIN, qui épousa à Bussy, le 27 janvier 1660, Charlotte MONTILLON; mais leur descendance redevient la même.
Il y a enfin la généalogie dressée par les "Amis de Napoléon III", qui est une aimable fantaisie, sans dates, ni lieux, ni références.
Victor FIALIN avait été arrêté à la suite de la tentative avortée de Boulogne, le 6 août 1840, effectuée par une cinquantaine de personnes. Condamné à 20 ans de détention, il avait été enfermé à la forteresse de Doullens. Mais en 1846, pour raison de santé, il avait été transféré à l'hospice royal de Versailles, où il jouissait d'une semi-liberté qui lui permit de sortir dans la journée, sous réserve de rentrer le soir : "il se tient ainsi au courant des progrès de la cause et entretient avec le prince une correspondance active" (Jules BERTAUT, 1848 et la Seconde République, Fayard, 1937, page 220). En juin, on apprit que Louis Napoléon s'était évadé du fort de Ham, le 25 mai 1846, et avait pu gagner l'Angleterre. Le père de ce dernier, l'ex-roi Louis de HOLLANDE, meurt la même année à Livourne (Italie).
C'est à ce moment que l'abbé THOMAS, aumônier de l'hôpital de Versailles écrivit à l'insu de Persigny, pour demander sa grâce au roi LOUIS-PHILIPPE. Informé de cette démarche à son encontre, quelques jours plus tard, Persigny proteste par écrit au préfet de la Seine-et-Oise. Il est alors transféré à la Conciergerie, dont il ne sortira qu'après le 10 décembre 1848, date de l'élection du Prince-Président.
(source : courriers de Jean-Antoine FORGES des 10 et 19 novembre 1995).

"Comte motu proprio", 1er duc de Persigny (titre conféré par lettres patentes datées de Saint-Cloud, du 7 novembre 1863, décret du 9 novembre de la même année). Elu représentant du peuple par le département de la Loire et du nord (1849), envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire en Prusse (1850), ministre de l'Intérieur (22 janvier 1852), sénateur (31 décembre 1852), ambassadeur en Angleterre (1855), grand croix de la Légion d'honneur (16 juin 1856), membre du Conseil privé (1er février 1858), ambassadeur en Angleterre pour la seconde fois (1860). Il est aussi grand croix de Saint-Etienne de Hongrie, des saints Maurice et Lazare, d'Italie, du Danebrog au Danemark, Constantinien de Naples, du Medjidie de Turquie, etc...
(source : courriers de Jean-Antoine FORGES).

Créé duc de PERSIGNY par décret impérial du 9 septembre 1863.
Armes : Ecartelé, aux 1 et 4 d'azur semé d'aigles au vol abaissé d'or empiétant sur un foudre du même; aux 2 et 3 d'argent à la bande d'azur, chargée de 3 coquilles d'argent.

FIALIN de PERSIGNY : titre héréditaire de duc de Persigny en faveur de Jean Gilbert Victor FIALIN, comte(3) de Persigny, sénateur, par décret impérial du 9 septembre 1863 et confirmé par lettres patentes du 7 novembre 1863, portant règlement d'armoiries : Ecartelé : aux 1er et 4e, d'azur semé d'aigles au vol abaissé d'or, empiétant un foudre du même; aux 2e et 3e, d'argent à la bande d'azur, chargé de trois coquilles de Saint-Michel, aussi d'argent.
Cette famille FIALIN, orignaire de Saint-germain-Laval (Loire), y est anciennement cité; ...
(3) Il est ainsi dénommé dans le décret impérial du 9 septembre 1863, mais ce surnom terrien et ce titre ne paraissent avoir été consacrés que par ce décret.
Jean Gilbert Victor FIALIN, appelé le vicomte, puis le comte de Persigny, puis duc de Persigny, élève de l'école de Saumur (1826), sous-officier de hussards, représentant du nord à l'Assemblée législative (1849), ministre de l'Intérieur (22 janvier 1852-54 et 24 novembre 1860), ambassadeur de France (mai 1855), sénateur (31 décembre 1852), grand croix de la Légion d'honneur, fut créé duc de Persigny, à titre héréditaire, par lettres patentes du 7 novembre 1863.
Titres et Confirmations de Titres, par A. REVEREND, page 315).

Le père du duc de Persigny habitait, à Saint-Germain-Lespinasse (42), une maison qui est actuellement habitée par madame MARTIN-LAGARDETTE, sa cousine. Le duc est enterré à Saint-Germain-Lespinasse, où il était né; il y a un tombeau convenable. De son mariage avec Eglé NEY de LA MOSKOWA il avait eu cinq enfants : Un fils, le duc Jean de PERSIGNY, mort à l'âge de 21 ans, sans avoir été marié; une fille aînée mariée à Mr GAUTHIER, à Nice, morte sans postérité; une fille, Lyonnette, mariée à Mr FISCHER de CHéVRIERS; morte sans postérité; une fille, Marguerite, mariée au baron de SCHLIPPENBACH, morte à Fontainebleau en 1916, sans postérité; une fille mariée à Mr FRIEDMANN (source : copie du courrier signé P. DUCHON, daté du 19 mars 1924, envoyée par Daniel GUINARD).

Selon Jeanne CARTAN, Jean Gilbert Victor FIALIN fut comblé des faveurs de l'empereur, pour les services qu'il lui avait rendus. NAPOLEON III le nomma d'abord comte, puis duc de Persigny, du nom du village près de Crémeaux qu'habitaient ses parents. Ce fut encore l'empereur qui lui fit épouse Albine Marie Napoléone Eglé NEY de LA MOSKOWA. Au moment de son mariage, le duc de Persigny était ministre de l'Intérieur, de l'Agriculture et du Commerce. Sachant déjà qu'il était comblé des faveurs de l'empereur, il fut cependant disgrâcié par la suite, sur l'insistance de l'impératrice Eugénie, laquelle ne lui pardonnait pas d'avoir combattu son mariage avec NAPOLEON III. Suite à cette disgrace, il vendit son château de Chamarande, et partit à Nice, où il mourut (source : copie du cahier de Jeanne CARTAN sur la famille FIALIN de PERSIGNY).

Voir l'article Le duc de Persigny (1808-1872) et sa famille, dossier historique et généalogique, par Claude LATTA, dans Histoire et Généalogie n° 36, 1991, pages 16 à 47.

La descendance de Persigny, ami et ministre de Napoléon III (1957) : Joseph Valynseele dans les Maréchaux du premier empire (Paris, 1957) donne comme descendance d'Aglaé de la Moskowa et du 1er duc de Persigny la même postérité que celle indiquée par A. A. A.
D'Hyacinthe Le Moyne que ne 1873 elle épousa en secondes noces, il dit qu'il était « ingénieur » (« docteur » dit Vapereau, qui dans l'édition de 1880 de son Dictionnaire le fait mourir au Caire), « attaché au canal de Suez ». L'on peut encore relever dans cet ouvrage :
a) que Philippe Fischer de Chevrier, « comte romain en 1876 », veuf en 1880 de Napoléone de Persigny, s'est remarié, en 1891, à Lucie-Caroline de Vidal de Montferrier (1862-1951) ;
b) que le baron de Friedland-Freemann, qui épousa Marie-Eugénie de Persigny, inconnu des spécialistes de la noblesse allemande ou de l'ancien empire austro-hongrois devait être d'origine israélite.
M. Valynseele, chercheur infatigable et généalogiste précis, n'ayant trouvé à la petite-fille du maréchal Ney d'autres enfants que ceux issus de son premier mariage et n'ayant découvert de postérité à ceux-ci il est bien certain qu'ils n'eurent pas plus de descendance légitime que son premier époux n'avait d'ascendance certaine.
L'Annuaire de la noblesse de Borel d'Hauterive, dans la double année de 1849-50, le fait naître en 1810 (sic) « ancien maréchal des logis, fils d'un huissier de Saint-Martin d'Estreaux, lui-même ancien clerc de notaire ». Son père (qui s'appelait tout simplement Fialin) aurait, toujours d'après cet Annuaire, «acheté quelques arpents de bois et une hutte de charbonnier qui, suivant l'usage du pays de donner à chacune un nom particulier, était connue sous celui de Persigny ». Ce même article ajoute que c'est après avoir été mis en congé de l'armée comme sous-officier que Jean-Gilbert-Victor Fialin prit le nom de vicomte de Persigny. C'est sous ce nom et sous ce titre qu'il commença son étonnante carrière politique. A la date du 16 septembre 1849, alors qu'il était ministre plénipotentiaire de France à Berlin, le maréchal de Castellane note dans son Journal : «il se fait appeler « le vicomte » gros comme le bras », et, le 23 novembre suivant : « Pierre Bonaparte en attaquant l'entourage du prince Louis a dit : « Un certain Fialin, dit Persigny ». Chacun s'attendait à un duel entre eux. On racontait même que M. de Persigny avait offert sa démission de son service pour pouvoir se battre plus convenablement, il n'en est rien ».
Mais M. de Persigny devint pour la première fois ministre de l'intérieur de 22 janvier 1852, il épousa le 27 mai de la même année la fille unique du prince de la Moskowa et reçut à l'occasion de son mariage le titre de comte auquel le prince-président ajouta, dit-on, un cadeau de noces de 500.000 francs, et dans l'édition de son Annuaire qui parut l'année suivante Borel d'Hauterive apporta d'importantes modifications à sa notice de 1850. Il déclara que «la maison Fialin, seigneurs de Persigny, des Reynards dans le Forez et de Beaulieu dans le Lyonnais, où elle est établie depuis deux siècles, paraît originaire de la province du Dauphiné » et, rattachant l'actuel ministre de l'intérieur à un Jacques, dit Fyalin, seigneur de Saint-Michel, qui vivait en 1440, ajoute qu'en 1698 d'Hozier enregistre d'office le blason d'Antoine Phialin, écuyer, sieur de Persigny, auquel il donna pour armes : d'azur, à un chevron d'or, chargé d'un losange de sable.
M. de Persigny, qui avait reçu la Légion d'honneur en 1849, fut promu grand croix le 16 juin 1856. (V. Journal du maréchal de Castellane à cette date). Il redevint une seconde fois ministre de l'intérieur le 26 novembre 1860.
Edouard de Barthélémy, dans les Ducs et les duchés français (1867) indique que le titre héréditaire de duc lui fut conféré par l. p. du 9 septembre 1863. Cet auteur lui octroie deux fils alors qu'il semble bien n'en avoir jamais eu qu'un et donne pour armes : «d'azur semé d'aigles au vol abaissé d'or, chacune empiétant un foudre de même ; écartelé d'argent à la bande d'azur, chargé de trois coquilles de Saint-michel aussi d'argent».
Il semble bien que le prénom usuel de ce personnage fut Victor.
Source : Article d'Eugène Trotabas dans l'Intermédiaire des Chercheurs et Curieux n° 83, année 1958, page 175-176),

Persigny (Jean Gilbert Victor Fialin, vicomte, comte, puis duc de), né à Saint-Germain-l'Espinasse (Loire) le 11 janvier 1808, mort à Nice (Alpes-Maritimes) le 12 janvier 1872. (Victor Fialin prit le nom de vicomte de Persigny vers 1832, titre que, selon lui, ses ancêtres avaient autrefois porté. Il fut fait comte en 1852 et duc en 1863.)
> Ministre de l'Intérieur du 22 janvier 1852 au 23 juin 1854, avec le portefeuille de l'Agriculture et du Commerce du 25 janvier 1852 au 23 juin 1853.
> Ministre de l'Intérieur du 26 novembre 1860 au 23 juin 1863.
Issu d'une famille de petite noblesse d'ancien régime, Persigny abandonna très tôt ses idées légitimistes pour adopter la foi bonapartiste, dont il se fit le propagandiste autant que l'exécuteur : compagnon du futur Napoléon III dans les complots de Strasbourg et de Boulogne -dont il fut l'un des principaux organisateurs-, il fit campagne aux côtés de ce dernier en 1848, et participa ensuite au coup d'Etat du 2 décembre où, avec le colonel Espinasse, il prit le contrôle du palais législatif. Quelques semaines plus tard, en janvier 1852, après la démission de Morny, il accédait au ministère de l'Intérieur. Cette promotion ne devait rien à ses compétences techniques ni à son influence parlementaire : après un début de carrière dans l'armée -dont il fut exclu pour indiscipline-, un passage dans le journalisme et un séjour en prison comme détenu politique, il avait été aide de camp du prince-président, puis simple député à l'Assemblée législative. Mais il était l'ami personnel du chef de l'Etat, le plus ancien, le plus fidèle et le plus désintéressé de ses soutiens. Son nom avait d'ailleurs déjà été prononcé au moment de la crise ministérielle de janvier 1851, lorsque Louis-Napoléon avait envisagé de constituer un ministère composé exclusivement d'hommes lui étant entièrement dévoués. Durant ce premier passage au gouvernement, il établit les bases du nouveau régime autoritaire : il acheva de préparer les élections, rédigeant avec Baroche et Rouher la nouvelle loi électorale, choisissant les candidats officiels et faisant peser l'Administration en leur faveur ; il publia le décret-loi du 17 février 1852 muselant la presse, notamment par le système de répression administrative des « avertissements » pouvant entraîner la suspension, dont il avait eu l'idée. En outre, à l'insu et contre le sentiment de Louis-Napoléon, il suscita, par des instructions secrètes aux préfets concernés, le mouvement populaire qui se produisit, lors du voyage de ce dernier en province en septembre 1852, en faveur d'un rétablissement de l'empire : « Je le ferai empereur malgré lui. Je le ferai assourdir de tels cris de « Vive l'Empereur » qu'il lui faudra bien se rendre ». Il eut ensuite à organiser le plébiscite de 1852. Il peut donc être considéré comme le principal fondateur de l'empire. Audacieux et ambitieux en économie autant qu'en politique intérieure, il appuya les frères Péreire, présidant à la naissance du Crédit mobilier dû à leur initiative, et encouragea une politique d'investissements publics financés par l'emprunt, ce qui le mit en opposition avec les financiers traditionnels. C'est ainsi, en particulier, qu'en matière d'urbanisme, il installa Haussmann à la Préfecture de Paris, et qu'il nomma Vaïsse à Lyon. Ayant démissionné du ministère pour raison de santé, il y revint en 1860, après un passage de plusieurs année à l'ambassade de Londres. Il eut cette fois à engager l'évolution libérale du régime. Il y était alors favorable. Par ses circulaires aux préfets des 5 et 7 décembre, il annonça une application plus souple de la loi sur la presse, et fit une ouverture en direction des « hommes honorables et distingués des anciens gouvernements ». Mais il n'abandonna pas pour autant son tempérament passionné ni ses habitudes autoritaires face à l'opposition qui relevait la tête. Il s'en prit en 1861 à la Société de Saint-Vincent-de-Paul, foyer d'opposition légitimiste et catholique à la politique italienne de Napoléon III, et aussi, systématiquement, à la franc-maçonnerie. Lors des élections de 1863, il retira l'appui du gouvernement à 48 députés officiels qui avaient fait preuve de leur indocilité au cours de la législature, et mit en œuvre tous les procédés habituels du système autoritaire contre les candidats des diverses oppositions : « afin que la bonne foi des populations ne puisse être trompée par des habiletés de langage ou de professions de foi équivoque, écrivait-il aux préfets, désignez hautement, comme dans les élections précédentes, les candidats qui inspirent le plus la confiance au gouvernement. Que les populations sachent quels sont les amis et les adversaires plus ou moins déguisés de l'empereur ». Les candidats du pouvoir obtinrent la majorité des voix et des sièges, mais les républicains triomphaient à Paris et dans les grandes villes. Persigny fut, un peu injustement, rendu responsable de cet échec relatif, et en particulier de l'élection de Thiers (en l'attaquant trop vigoureusement, il lui avait involontairement permis d'obtenir le soutien des républicains avancés). Son renvoi, déjà envisagé en octobre 1862, fut décidé : « Je le dis avec regret, votre retraite provisoire peut seule ramener le calme dans l'opinion publique » lui écrivit Napoléon III. Sa chute définitive, était aussi due à l'hostilité de l'impératrice, qu'il n'aimait pas et des ministres d'origine orléaniste. Elle marquait la fin d'une époque, la plus glorieuse et la plus prospère du régime. Sénateur depuis 1852 et membre du conseil privé, il continua à prodiguer au souverain des avis qui furent de moins en moins écoutés, s'opposant à l'influence, démesurée selon lui, prise dans le gouvernement, par l'impératrice et par le trio Rouher-Baroche-Fould, qu'il accusait de manquer de hauteur de vues : « Ces braves gens ne sont ministres, pour la plupart, qu'à défauts des hommes éminents que la tournure des choses a rejetés dans les partis hostiles » disait-il d'eux et de quelques autres, au début de l'empire. Et à la fin : « Le Conseil fut ce qu'il était dans toutes les grandes occasions, c'est-à-dire aussi terne, aussi pauvre d'idées et de sentiments élevés qu'il était bruyant et animé lorsqu'il se sentait sur le terrain favori des avocats et des hommes d'affaires ». Il vit, en conséquence, avec sympathie ; l'ascension d'Emile Ollivier, puis son avènement, qu'il encouragea, sans toutefois se départir de ses préventions profondes conte le système parlementaire ; et il refusa de participer à la vie publique après la chute de l'Empire. Il mourut peu de temps après, sans être sorti de sa disgrâce, désabusé depuis longtemps, amer d'avoir été écarté au profit des bonapartistes du lendemain, simples grands commis de l'Etat, et déçu de n'avoir pas réussi à faire triompher jusqu'au bout sa conception mystique et ambitieuse du Bonapartisme. (F.C).
Source : Dictionnaire des Ministres (1789-1898) sous la direction de Benoit Yvert, sous la direction de Jean Tulard, Perrin, pages 289-290.

PERSIGNY (Jean Gilbert Victor Fialin, duc de), 1808-1872, ministre. Né à Saint-Germain-Lespinasse (Loire) le 11 janvier 1808, il est le fils d'un receveur des finances -le nom de Persigny est celui d'une terre familiale. Il fait ses études au collège de Limoges puis entre à l'Ecole de Saumur et passe au 4e régiment de hussards. Il quitte le service militaire pour s'occuper de travaux littéraires lorsque les affaires de famille le conduisent en Allemagne, à Augsbrug et, de là, à Louisbourg. Sur la route qui le mène à cette ville, son cocher, rencontrant une voiture où se troue un jeune homme en cadet, agite son chapeau en criant : « Vive Napoléon ! » Il saluait ainsi un neveu de Napoléon ; ce devait être Jérôme (1814-1847, fils de Jérôme Bonaparte et de Catherine de Wurtemberg qui fut en effet élevé à l'Ecole militaire de Wurtemberg.
Cet hommage en pays étranger le frappe, et un rêve immense l'envahit : ressusciter un passé qui semble définitivement disparu, celui de l'Empire. Devenu ardent bonapartiste il se voue alors à une cause dont personne ne s'inquiète, mais dont il est convaincu de devoir être l'apôtre. La lecture du Mémorial de Sainte-Hélène de Las Cases le convertit définitivement. Il ne cessera dès lors d'œuvrer pour la restauration de la dynastie impériale, persuadé qu'elle représente pour la France la meilleure synthèse politique capable d'y assurer la démocratie dans l'unité de la nation. Il en formulera l'idée en 1834 dans La revue de l'Occident français qui constituera son manifeste politique. Il mettra en lumière non pas le génie militaire de Napoléon, mais le côté le moins connu et le plus durable de son œuvre : ses instituions, en montrant que la société ne réaliserait un progrès sérieux qu'en les adoptant à nouveau.
Joseph Bonaparte qui vivait aux Etats-Unis, était en Europe depuis 1832 : le 16 août, il avait débarqué à Liverpool. En juillet 1834, il réside à Denham à 16 miles de Londres. Persigny qui a formulé ses idées, recherche un point d'appui pour réaliser ses desseins : restaure l'Empire. Il tente d'obtenir en France une introduction auprès de Joseph et, dans les premiers jours d'avril 1835, il arrive à Denham, porteur pour le secrétaire particulier de l'ex-roi, Joseph Mailliard, d'un billet de Presle qui sert en France les intérêts de Joseph et de sa famille. Persigny a ainsi un entretien avec celui-ci et, après le dîner, évoque avec les personnes de l'entourage de Joseph ses idées et la situation politique en France. Le lendemain, 5 avril, Persigny a une longue entrevue avec Joseph ; il reste à Denham jusqu'à la fin d'avril, mais l'ex-roi répugne à s'engager de manière active dans la constitution d'un parti. L'ardeur de Persigny l'inquiète, et il considère qu'elle ne repose que sur des chimères, mais elle trouve un écho en Sari, l'ex-commandant de l'Inconstant, qui apprécie son enthousiasme et qui, connaissait les rêves du prince Louis-Napoléon ; il lui conseille d'aller le voir de sa part. De Londres, Persigny, se rend dès juillet à Arenenberg ; dès lors le prince et Persigny, qui a trouvé le chef qu'il recherchait, ne se quitteront plus.
Persigny va s'employer à parcourir la France pour recruter des partisans et faire de la propagande, se dépensant sans compter. Il repart ensuite à Arenenberg pour préparer la tentative de Strasbourg dont il sera l'âme.
En 1839, il écrit ses Lettres de Londres à l'époque où il y séjourne auprès du prince. Il jouit de toute la confiance de Louis-Napoléon et en fait un portrait idéalisé ; elles sont la suite naturelle de la Revue de l'Occident français.
Il sera, de nouveau, l'âme de la tentative de Boulogne en août 1840. Condamné à vingt ans de détention, il est enfermé à la citadelle de Doullens (Somme) où il restera jusqu'à la révolution de 1848 ; il écrit alors une étude sur les pyramides. Dès sa sortie de prison, il recommence une propagande active, jetant constamment en avant le nom de Napoléon, ce qui le fait mettre à nouveau en prison, à la Conciergerie. Mais Persigny infatigable veut, jusque dans les derniers hameaux, faire connaître le nom du neveu de l'Empereur.
Le 10 décembre 1848, le rêve de sa vie se réalise : Louis-Napoléon devient président de la République. Aux élections de mai 1849, Persigny est élu représentant du peuple.
Fin août 1849, il est envoyé an ambassade à Berlin, mais la lutte entre le président et l'Assemblée va conduire au coup d'Etat et à ce que veut Persigny. Le coup d'Etat réussit le 2 décembre 1851 ; le 22 janvier 1852, Persigny devient ministre de l'Intérieur. Son action va être décisive pour franchir le dernier pas : la restauration de l'Empire. Il va mener à bien son entreprise de manière constante et fera Louis-Napoléon empereur presque malgré lui.
Lors du voyage du Prince-président dans le Centre et le Midi, c'est l'Empereur que Persigny fait acclamer et désormais le prince ne peut plus hésiter, ni douter. Le peuple est appelé à se prononcer et l'Empire est voté. Le 2 décembre 1852, persigny, à cheval, en grand uniforme de ministre, proclame l'Empire sur la place de la Concorde devant le peuple et la Garde nationale. Persigny a atteint son but et le 31 décembre 1852, il est nommé sénateur de l'Empire.
Mais l'humeur batailleuse et la rude franchise de Persigny lui ont suscité des ennemis auprès de Napoléon III. Persigny aime les arts et tient aux théâtres. En juin 1854, entre Fould, ministre d'Etat, et lui-même survient un conflit de pouvoirs à ce sujet. Déçu que Napoléon III ait confié les Théâtres à Fould, Persigny démissionne et part pour la Suisse avec sa jeune femme Eglé de La Moskowa, épousée en mai 1852. Peu après son mariage, il avait acquis dans la région parisienne le château et les terres de Chamarande où il aime venir se reposer. Mais les liens avec Napoléon III se rétablissent en 1855 ; l'Empereur a besoin à Londres d'un ambassadeur à toute épreuve. La reine victoria connaît le dévouement de Persigny envers Napoléon III, et Persigny cherche à jeter les bases d'une alliance franço-anglaise. Il est le créateur de l'alliance que cimentera l'union sur les champs de bataille de Crimée.
En novembre 1860, Napoléon III appelle pour la seconde fois son fidèle serviteur au ministère de l'Intérieur, afin de contrebalancer les concessions libérales qu'il venait de faire. Les élections de 1863 ébranlent le pouvoir de l'Empereur : elles ont été un succès pour l'opposition à Paris. Napoléon III doit remplacer Persigny. C'est la disgrâce. Le 7 novembre 1863, il est récompensé de ses services par le titre de duc.
L'échec de 1863 n'est pas la seule cause de l'éloignement de Persigny. L'impératrice Eugénie exerce depuis longtemps une tenace opposition contre lui, tandis que l'ambitieux Rouher s'attache à annihiler son influence. Persigny se retire alors dans sa terre de Chamarande pour écrire ses Mémoires. Il prend un pied à terre à Paris, 18, rue de l'Elysée, alors que l'Empire marche vers la catastrophe.
Après la capitulation de Paris, Persigny, qui s'est rendu en Angleterre, écrit à sa femme une lettre pleine de tristesse : « L'Empereur est arrivé en Angleterre où il est à Chislehurst plus que jamais sous la pantoufle de sa sotte femme. Pour moi, comme j'ai cessé de le voir, je n'ai pas été voir l'Empereur. Je me suis borné à lui écrire. Il ne m'a pas répondu. Ainsi tout est fini entre nous ». Persigny et Napoléon III ne se reverront jamais. En juillet 1871, Persigny rentre en France ; Chamarande l'a choisi comme maire. Les Prussiens ont, par des ordres supérieurs formels, respecté son domaine. Cet hommage qui lui est rendu l'est par l'ennemi : un dernier sourire de la fortune.
Ressentant profondément l'effondrement de l'Empire, angoissé pour l'avenir de la France, le duc se réfugie dans les études mais les coups reçus sont douloureux et sa santé décline. En janvier 1872, il est frappé d'une congestion cérébrale ; on le conduit à Nice sur la promendane des Anglais ; atteint d'une hémiplégie, il conserve ses facultés. Sa fille aînée s'installe à son chevet, et il meurt le 12 janvier 1872. Sa tombe se trouve dans le cimetière de Saint-Germain-L'Espinasse, son pays natal ; Napoléon III meurt un an plus tard en 1873.
L'entente de Persigny et de Napoléon III ne fut pas sans nuages. Leurs caractères s'opposaient, la contradiction de leurs tempéraments donnèrent lieu à des brouilles et, peu à peu, un fossé se creusa entre eux. Persigny s'est montré hostile au projet de mariage formé par Napoléon III ; il voulait un mariage princier qui affermirait l'Empire mais dut se résigner, non sans avoir dit plusieurs fois que ce mariage était une faute. L'Impératrice, de son côté, le détestait parce que c'était le compagnon de jeunesse de son mari (et l'un de ses amis de la première heure, très libre pour lui dire la vérité). La tension entre eux s'accrut peu à peu. Quant à Napoléon III, il ne sympathisait pas avec Mme de Persigny. Dans la vie privée, les deux ménages ne se fréquentaient pas, et leur mésentente avait ses répercussions dans les affaires de l'Etat.
L'immixtion d'Eugénie dans la politique aggrava leurs rapports, surtout après 1858 lorsque l'Empereur décida de faire participer l'Impératrice aux conseils du gouvernement et Persigny fut alors le seul à oser se dresser contre ses avis. Les désaccords entre les eux se multiplièrent. Les élections de 1863 furent pour Eugénie l'occasion de l'éliminer, tandis que les responsabilités de l'Impératrice dans leur préparation étaient soulignées par Persigny. A la fin de 1867, Eugénie lui interdit même de paraître à la Cour, en réponse à un mémoire que Persigny avait adressé à Napoléon III et dans lequel il lui montrait les inconvénients de la participation d'Eugénie au gouvernement. Nul n'avait osé le conseiller à l'Empereur.
L'esprit doux, pondéré, froid même de Napoléon III s'accordait mal ave l'ardeur et l'impétuosité du ministre dont il devait freiner la nature fougueuse. Leur amitié peu à peu s'émoussa mais ils demeurèrent longtemps unis par une communauté d'idées et de sentiments que Napoléon III ne partageait, au même degré, avec aucun de ses ministres. L'Empereur le consultait encore après sa disgrâce sur des points importants car il connaissait sa droiture et sa fidélité.
Persigny fut le prophète de la restauration de l'Empire. Ses Mémoires nous montrent son rôle depuis l'établissement de la présidence (10 décembre 1848) jusqu'en 1866. Ils nous font connaître les difficultés auxquelles se heurta le Prince-Président, dès que l'Assemblée constituante puis l'Assemblée législative se rendirent compte de ses ambitions. On voit comment se fit la destitution du général Changarnier, ce dont Persigny fut l'instigateur et ce qui permit la mainmise de Louis-Napoléon sur l'armée de Paris. L'idée de l'alliance avec l'Angleterre suggérée par Persigny à Napoléon III, les origines de la guerre de Crimée, la conception des grands travaux de Paris et le choix d'Haussmann, etc. apparaissent de manière très utile pour l'historien, dans les Mémoires de Persigny.
L'avènement de Napoléon III coïncidait avec une immense transformation sociale et industrielle qu'il fallait régler, surveiller, stimuler, contenir. L'Empereur donna personnellement une très grande impulsion aux travaux d'intérêt public ; il eut pour le seconder la chance de trouver en Persigny un auxiliaire de premier ordre dont le programme était le développement progressif et constant de la prospérité matérielle et morale. « La vraie grandeur de la France, disait-il, ce n'est pas dans les conquêtes militaires, ni dans la gloire patriotique qu'elle lui sera assurée, mais dans les conquêtes pacifiques du travail, de l'intelligence et de la science, dans la consécration de toutes les forces vives du pays à l'extension de la richesse nationale ». Ses conceptions se retrouvent ailleurs : « Poursuivre sans relâche l'œuvre de l'amélioration morale et matérielle du peuple, assainir les contrées insalubres, irriguer les plaines, boiser les montagnes, terminer nos réseaux de chemin de fer, achever nos voies de communication et nos chemin vicinaux ». Le développement économique de la France formait ainsi la préoccupation essentielle de Persigny dans le but de mettre en valeur l'ensemble du pays, voies navigables, voies ferrées, routes, chemins, ouvrages d'art, ports, moyens de procurer aux terres et aux habitants l'eau qui leur manquait ou de les débarrasser de celle qui leur nuisait. C'est aussi tout ce qui pouvait placer le travailleur dans les conditions les meilleures qui puissent permettre de développer, d'agrandir, de perfectionner et d'utiliser le produit de son travail pour la société et pour lui-même que visait Persigny.
Un tel programme était immense et nécessitait un financement considérable. Persigny songea à recourir aux emprunts et, comme ministre de l'Intérieur, il put appliquer sa théorie à l'occasion de l'exécution des travaux de Paris dont l'entreprise était de sa compétence ministérielle. Six semaines seulement après son entrée au ministère, le Prince-Président, sur le rapport et la proposition de Persigny, décida de percer le boulevard de Strasbourg à partir de l'embarcadère du chemin de fer de ce nom jusqu'au boulevard Saint-Denis ; ce projet n'était qu'un détail dans l'ensemble des travaux que Persigny jugeait nécessaires. Son souci essentiel était d'étudier le plan général des opérations à entreprendre et surtout le plan financier à établir. Persigny estimait que les larges voies de communication à ouvrir dans Paris devaient être tracées, de préférence, à travers les quartiers les plus misérables pour y porter l'activité, l'air, la lumière et la santé. Le préfet de la Seine, Berger, effrayé par l'importance des travaux, manquait d'audace et Persigny, cherchant un homme capable de s'engager, proposa Haussmann à Napoléon III qui partageait les ambitions de Persigny pour Paris, dont il voulait faire la plus belle ville du monde. Le système financier fut celui dont Persigny avait été le promoteur : l'emprunt à long terme. Paris ne bénéficia pas seul de l'impulsion donnée par Persigny : Lyon, Marseille, Le Havre, Toulon subirent d'importantes transformations.
Persigny se préoccupa aussi des communes et, dès son premier ministère, entreprit de les transformer ce qu'il poursuivit pendant son second ministère, veillant scrupuleusement à e que les améliorations utiles n'imposent pas de trop lourdes charges aux budgets municipaux. La situation des chemins vicinaux fit l'objet d'un rapport spécial à l'Empereur ; il s'agissait de mettre en état de viabilité un réseau d'un développement de plus de 500 000 km. « Les voies de communication, disait Persigny, sont au pays ce que sont les artères au corps humain : s'il y a des parties du corps qui, par suite de l'obstruction des vaisseaux, ne sont plus en relation avec le centre, il y a paralysie ». Il poussa avec ardeur à l'achèvement des chemins vicinaux, et l'impulsion qu'il avait donnée à la voirie vicinale se transmit à ses successeurs ; la France n'eut plus un village hors d'état de participer aux grands courants des échanges économiques.
D'une nature foncièrement généreuse, Persigny s'attacha aussi à ceux que les hasards de la naissance ou de la vie avaient défavorisés. Ainsi, en matière pénale, il s'évertua à faciliter l'amendement des coupables, ce qui, pour l'époque, mérite quelque attention. Il tenta, tout d'abord, de combattre l'oisiveté des prisonniers et de réorganiser leur travail pour combattre leur démoralisation. Il permit aux détenus d'être employés à des travaux destinés à l'industrie privée et à des travaux extérieurs de défrichement, de fortifications ou d'utilité publique.
Il se préoccupa également des femmes détenues enceintes ou venant d'accoucher, de manière qu'elles puissent garder leur enfant et lui donner des soins. De même, Persigny s'efforça de redonner aux enfants envoyés en maison de correction une éducation destinée à essayer de les remettre dans la bonne voie et à leur procurer un métier et des moyens d'existence.
Sans Persigny, Louis-Napoléon ne serait pas devenu l'Empereur Napoléon III ; cette entreprise menée sans relâche, au risque de sa vie, apparaît, avec le recul du temps, comme une réalisation extraordinaire, fruit d'exceptionnels efforts personnels, ceux d'un homme qui, par une incroyable persévérance parvint à convaincre les esprits et à gagner les cœurs pour rétablir l'Empire. Fernand Beaucour
Source : Dictionnaire du Second Empire, sous la direction de Jean Tulard, de l'Intitut, Fayard, pages 995 à 997).

Il est nommé Grand Croix de la Légion d'honneur par décret du 16 juin 1856, alors qu'il est Sénateur en fonction à Londres, comme Ambassadeur de france. Il avait auparavant été nommé Chevalier le 2 février 1849, alors qu'il occupait les fonctions d'officier d'ordonnance du président de la république, Officier le 9 décembre 1850, alors qu'il occupait les fonctions de Ministre Plénipotentiaire de France en Prusse, puis Commandeur le 8 décembre 1852, alors qu'il était Ministre de l'Intérieur, enfin Grand Officier le 23 juin 1854. Il était aussi Grand Croix des ordres de Saint-Etienne de Hongrie du 11 février 1868, Saint-Maurice et saint-Lazare d'Italie du 10 mai 1852, Dambrog du Danemark du 20 septembre 1850, Constantinien de Naples du 12 août 1853, et médaillé de de 1ère classe de Turquie du 9 février 1855. (Source : Base Leonore, dossier LH/968/54).

FIALIN de PERSIGNY Jean Gilbert Victor
FIALIN Antoine Henri Louis Marie
FIALIN Antoine Henri
BARREL Pétronille
GIRARD de CHARBONNIÈRES Anne Marie
 
 


                     


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